Boxe thaï : un combattant israélien refuse de concourir sans son drapeau
« Si je ne peux pas me présenter tel que je suis, je n’ai rien à faire là-bas », a lancé Ruach Hashem Gordon à i24NEWS


Le combattant israélien Ruach Hashem Gordon a pris une décision forte : renoncer à participer à un prestigieux tournoi de boxe thaïlandaise en Thaïlande après s’être vu interdire d’arborer le drapeau d’Israël. Invité sur i24NEWS, il a dénoncé une atteinte directe à son identité et à ses principes.
« Deux jours après avoir signé le contrat, on m’a dit que je ne pouvais pas me présenter avec le drapeau d’Israël », explique-t-il. Selon lui, les organisateurs lui auraient également demandé de ne faire aucune déclaration liée à Israël et de ne porter aucun symbole juif. Une exigence qu’il juge inacceptable. « Si je ne peux pas me présenter tel que je suis, je n’ai rien à faire là-bas », tranche le sportif.
Installé en Thaïlande depuis plusieurs semaines pour un camp d’entraînement intensif, Ruach Hashem Gordon avait pourtant pleinement préparé cette échéance. « J’ai perdu cinq kilos, ma famille avait acheté des billets », raconte-t-il, évoquant la déception suscitée par cette situation.
Sa décision n’a pas été prise seul. Il affirme avoir consulté son manager et ses proches collaborateurs avant de se retirer. Ensemble, ils ont estimé que « les principes sont plus importants que le combat ». Il dénonce un « boycott méprisant » visant Israël et refuse de cautionner une organisation qui impose, selon lui, de telles restrictions.
Concernant le contexte local, le combattant nuance toutefois : « La Thaïlande est un pays amical », précise-t-il, estimant que la décision relève davantage de l’organisation du tournoi que de l’environnement général.
Malgré ce revers, Ruach Hashem Gordon ne renonce pas à ses ambitions sportives. Il indique être déjà à la recherche d’un nouveau combat dans les prochains jours, afin de valoriser sa préparation.
À travers ce choix, le combattant israélien envoie un message clair : au-delà de la performance sportive, l’identité et les convictions demeurent, pour lui, non négociables.