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Spécial week-end | Mondial 2026 : aux États-Unis, une journée au stade pourrait coûter le prix d’un séjour en Europe


Entre billets à plusieurs milliers de dollars, transports onéreux et hébergements inabordables, de nombreux supporters dénoncent une compétition devenue inaccessible au grand public.

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  • Mondial 2026
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À quelques semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, les critiques se multiplient autour du coût exorbitant de l’événement sur le sol américain.

Alors que le président de la FIFA, Gianni Infantino, évoque une demande sans précédent, de nombreux supporters dénoncent des tarifs devenus inaccessibles. Le billet le moins cher pour la finale prévue dans le New Jersey dépasse désormais les 4.000 dollars, tandis que certaines places premium atteignent près de 33.000 dollars.

Mais le prix du billet n’est qu’une partie du problème. Dans plusieurs villes hôtes, les coûts annexes explosent également. Entre le stationnement, qui peut atteindre 200 dollars les jours de match, les transports, l’hébergement et la restauration dans les stades, le budget total pour assister à une rencontre peut facilement dépasser 1.000 dollars par personne, sans même inclure le billet d’entrée.

Cette inflation suscite l’inquiétude de plusieurs élus américains, qui accusent la FIFA de favoriser une politique tarifaire opaque et de créer artificiellement un sentiment de rareté afin de faire grimper les prix.

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Les premiers indicateurs semblent d’ailleurs confirmer un certain désenchantement. Selon des données du secteur hôtelier, plusieurs villes hôtes enregistrent des réservations inférieures aux attentes. À Seattle, Boston ou San Francisco, l’impact du Mondial reste pour l’instant limité.

Le manque de supporters internationaux, confrontés aux coûts élevés et aux difficultés d’obtention de visas, pourrait également peser sur l’affluence. Fin avril, environ 41.000 billets avaient été vendus pour le match d’ouverture des États-Unis face au Paraguay dans un stade pouvant accueillir près de 70.000 spectateurs.

À l’inverse, le Canada et le Mexique apparaissent comme des alternatives plus abordables grâce à des coûts de séjour moins élevés et à des réglementations plus strictes sur la revente de billets.


Pour de nombreux observateurs, le risque est désormais de voir la plus grande compétition de football au monde se transformer en événement réservé aux plus fortunés, au détriment de l’ambiance populaire qui fait traditionnellement l’âme d’un Mondial.

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