• Content
  • Menu
  • Footer
  • Connexion
    • À la Une
    • Élections législatives 2026
    • Vu sur i24NEWS
    • IMEC - NEXTBAY
    • Israël en guerre
    • International
    • Innov'Nation
    • Vidéos
    • Radio
    • Émissions
    • Programmes
    • Canaux
    • Profils
    • English
    • Français
    • عربى
    • עברית
  • Direct

  • i24NEWS
  • Technologie
  • Des caméras de surveillance piratées par l'Iran pour espionner Tsahal

Des caméras de surveillance piratées par l'Iran pour espionner Tsahal


En Israël, un éleveur de volailles du nord du pays a découvert que les paramètres linguistiques d’une caméra installée au-dessus de son poulailler avaient été modifiés

i24NEWS
i24NEWS
4 min
4 min
  • Espionnage
  • Iran
  • piratage
  • caméra de surveillance
Google NewsSuivez-nousSuivre
Caméra de surveillance
Caméra de surveillance Getfluence

Les caméras de surveillance, initialement conçues pour protéger les domiciles et les entreprises, sont devenues des outils de renseignement dans plusieurs conflits. Selon une enquête du Wall Street Journal publiée ce dimanche, des acteurs étatiques et des groupes de pirates informatiques exploitent les failles de ces appareils pour suivre les mouvements de troupes et recueillir des informations à des fins militaires, notamment en Israël, en Iran, en Russie et en Ukraine.

Le quotidien américain estime à 1,2 milliard le nombre de caméras connectées à Internet dans le monde. Une partie d’entre elles sont insuffisamment protégées, ce qui permet à des personnes non autorisées d’accéder aux images qu’elles transmettent.

En Israël, un éleveur de volailles du nord du pays a découvert que les paramètres linguistiques d’une caméra installée au-dessus de son poulailler avaient été modifiés et étaient passés à l’arabe. L’incident s’est produit pendant la campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran, plus tôt cette année.

Alertée, la Direction nationale israélienne de la cybersécurité a constaté que l’appareil, fabriqué en Chine, avait été piraté. Sa position permettait d’observer des activités de sécurité israéliennes près de la frontière libanaise. L’agriculteur a ensuite été aidé pour renforcer la protection de son équipement et modifier son angle de vue.


Cette affaire illustre une menace déjà signalée à plusieurs reprises par les autorités israéliennes. Pendant le conflit israélo-iranien de juin 2025, la Direction nationale de la cybersécurité avait appelé les particuliers et les entreprises à sécuriser leurs équipements de surveillance, avertissant que des appareils compromis pouvaient servir à recueillir des renseignements.

En décembre 2025, son directeur, Yossi Karadi, avait révélé que des pirates informatiques iraniens avaient exploité des caméras de stationnement et de circulation pour suivre les déplacements de personnalités israéliennes. Il avait également évoqué l’accès à une caméra donnant sur l’Institut Weizmann des Sciences, à Rehovot, peu avant qu’un missile balistique iranien ne frappe le site pendant le conflit.

En mars 2026, Karadi avait de nouveau mis en garde contre les tentatives iraniennes de piratage des caméras israéliennes. Selon lui, ses services avaient bloqué 50 tentatives susceptibles de permettre des intrusions plus importantes dans les réseaux.

Une arme de renseignement utilisée par les deux camps


L’exploitation des caméras fonctionne dans les deux sens. Selon des informations publiées par le Financial Times en mars, les services de renseignement israéliens avaient infiltré des caméras de circulation à Téhéran afin de suivre les déplacements de hauts responsables iraniens. Ces données auraient contribué à préparer des opérations militaires contre la République islamique, notamment celle qui a tué Ali Khamenei, alors guide suprême iranien.

Téhéran avait également dénoncé l’accès étranger à ses infrastructures de surveillance. En novembre 2025, Gholamreza Jalali, alors responsable de l’Organisation iranienne de défense passive, avait accusé Israël et les États-Unis d’exploiter les caméras de la capitale à des fins de renseignement.

Selon le Wall Street Journal, la Russie et l’Ukraine recourent elles aussi à des caméras compromises pour surveiller les activités militaires adverses. Des acteurs cybernétiques liés à la Russie auraient également ciblé des dispositifs de surveillance dans plusieurs pays européens afin de suivre des mouvements militaires.

Des équipements souvent mal protégés

Le recours croissant à ces dispositifs met en évidence les risques liés aux équipements connectés insuffisamment sécurisés. Des mots de passe faibles, des logiciels obsolètes ou une exposition directe à Internet peuvent permettre à des pirates d’accéder aux images, mais aussi, dans certains cas, de pénétrer plus largement dans un réseau.


Les autorités israéliennes recommandent notamment de remplacer les mots de passe par défaut, d’installer les mises à jour de sécurité, d’activer l’authentification à deux facteurs lorsqu’elle est disponible et de surveiller les connexions suspectes.

À proximité des installations militaires, des axes de transport ou des sites stratégiques, une caméra civile peut ainsi révéler des informations sensibles. L’intelligence artificielle renforce encore cette capacité en facilitant l’analyse de grandes quantités d’images et l’identification de mouvements inhabituels.

Cet article a reçu 0 commentaires

Commentaires

  • Actu
  • Fil info
  • Direct
  • Radio
  • Émissions
  • Obtenez l'application Google Play
  • Obtenez l'application IOS

Information

  • COMITÉ EXÉCUTIF D'i24NEWS
  • PROFILS D'i24NEWS
  • NOS ÉMISSIONS
  • Radio en direct
  • Carrière
  • Contact
  • Plan du site

Categories

  • Fil info
  • Élections législatives 2026
  • Vu sur i24NEWS
  • IMEC - NEXTBAY
  • Israël en guerre
  • International
  • Innov'Nation

Juridique

  • Conditions générales d'utilisation
  • Politique de confidentialité
  • Conditions générales publicitaire
  • Déclaration d'accessibilité
  • Liste des cookies

Nous suivre

  • S'inscrire à la newsletter