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Bruno Monroe : un engagement pro-israélien assumé, à rebours du silence du monde artistique
Bruno Monroe assume un soutien clair à Israël, dénonçant une indifférence face au sort des Juifs et revendiquant un engagement guidé par ses convictions morales et spirituelles.


Dans un paysage culturel français qu’il juge largement silencieux depuis le 7 octobre, Bruno Monroe fait figure d’exception. Artiste depuis plus de vingt ans, révélé notamment par l’émission « Nouvelle Star », il revendique un soutien clair à Israël, au nom de convictions personnelles et morales qu’il assume pleinement.
« En temps de guerre, il faut être solidaire », affirme-t-il à i24NEWS, évoquant le choc ressenti face aux attaques visant des civils israéliens. Pour lui, le droit d’un État à se défendre ne souffre d’aucune ambiguïté. Mais au-delà de cette position de principe, c’est surtout le climat en France qui l’interpelle : « Qui pleure pour les Juifs ? », interroge-t-il, dénonçant ce qu’il perçoit comme une indifférence, voire une hostilité croissante à l’égard d’Israël et du peuple juif.
Se définissant comme catholique, Bruno Monroe met en avant une culture judéo-chrétienne qu’il estime aujourd’hui fragilisée. Il affirme ne pas comprendre la polarisation du débat public, souvent réduit, selon lui, à une opposition caricaturale où le soutien à Israël serait marginalisé. « Je ne suis pas pour la guerre, je pleure pour tous les morts », précise-t-il, tout en dénonçant des discours qu’il juge empreints d’antisémitisme sur les réseaux sociaux.
Cet engagement n’est pas sans conséquences. Dans un milieu artistique qu’il décrit comme majoritairement hostile à ce type de prises de position, il reconnaît payer un prix en termes d’image et d’opportunités. Pourtant, il persiste, affirmant vouloir rester fidèle à ses convictions, au-delà des pressions.
Plus largement, il inscrit son discours dans une vision politique assumée, appelant à des dirigeants qu’il juge plus fermes face aux enjeux sécuritaires.
À contre-courant d’une partie de la scène culturelle, Bruno Monroe revendique ainsi un positionnement qu’il considère comme « du bon côté de l’histoire ».