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Clip polémique du Shas : Samuel Lévy défend une campagne placée sous le signe de l’unité


Le porte-parole francophone du parti affirme sur i24NEWS que le clip retiré reflète la diversité des familles séfarades entre service militaire et étude de la Torah.

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5 min
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  • Législatives
  • Shas
  • 27 octobre 2026
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Samuel Lévy
Samuel Lévyi24NEWS

Le porte-parole francophone du Shas, Samuel Lévy, a défendu dimanche soir sur i24NEWS le clip de campagne controversé de son parti, dont le retrait a été demandé par la Commission électorale centrale après un recours dénonçant l’utilisation de l’image d’un soldat à des fins de propagande politique.

La vidéo mettait en scène Yitzhak Sufrer rentrant chez lui vêtu d’un uniforme militaire. Elle présentait deux frères issus d’une même famille séfarade traditionaliste : l’un engagé dans Tsahal, l’autre étudiant dans une yeshiva.

Invité de L’Édition du soir, Samuel Lévy a estimé que cette représentation reflétait une réalité sociale que les adversaires du Shas chercheraient, selon lui, à occulter.

« Dans la famille séfarade classique et traditionaliste, il y a de tout. Il y a des gens qui servent dans Tsahal, des réservistes et des personnes qui étudient », a-t-il déclaré.


Samuel Lévy a précisé que le retrait demandé par le président de la Commission électorale, le juge Noam Sohlberg, ne constituait pas encore une décision définitive établissant l’illégalité du clip. Selon lui, la vidéo a été suspendue dans l’attente d’un examen plus approfondi.

Le porte-parole a également contesté l’accusation selon laquelle le parti aurait utilisé Tsahal à des fins électorales.

« À aucun moment, il n’y avait d’insigne de Tsahal. Montrer un jeune avec un fusil ou un tee-shirt ne signifie pas que l’armée appelle à voter Shas. Tout le monde sait faire la différence », a-t-il affirmé.


Le choix d’un soldat dans ce clip intervient pourtant dans un contexte sensible, le Shas s’étant opposé à l’enrôlement obligatoire des étudiants des yeshivot.

Samuel Lévy assure cependant qu’il n’existe aucune contradiction. Le parti souhaite, selon lui, préserver ceux qui se consacrent pleinement à l’étude de la Torah, tout en permettant aux membres du monde orthodoxe qui désirent s’engager de rejoindre des unités adaptées à leur mode de vie.

« Israël est le seul État juif au monde. Nous avons besoin d’étudiants dans les yeshivot et de personnes qui servent dans l’armée », a-t-il déclaré.

Au-delà de la polémique juridique, le clip dévoile l’un des principaux axes de la campagne du Shas : présenter le parti comme un mouvement capable de rassembler des électeurs religieux aux parcours différents.


« Nous sommes une famille. Nous avons peut-être des différences, mais nous avons un peuple », a résumé Samuel Lévy.

Selon lui, le débat sur la conscription s’inscrit dans des fractures plus larges opposant depuis plusieurs années laïcs et religieux, gauche et droite, mais également partisans et adversaires de Benjamin Netanyahou.

Le Shas entend ainsi faire de l’unité nationale un thème central de sa campagne. Samuel Lévy a estimé que sa rupture pouvait conduire à de graves conséquences, citant les divisions ayant précédé les attaques du 7 octobre.

Le parti souhaite également élargir son électorat au-delà du public orthodoxe traditionnel, notamment auprès des Israéliens religieux non orthodoxes et des immigrants francophones.

Samuel Lévy a présenté le Shas comme la « maison naturelle » de ces derniers, évoquant le rôle croissant du député francophone Yoel Sitbon au sein du mouvement.

« Nous avons compris la spécificité du judaïsme français et les difficultés rencontrées par les olim de France. Nous souhaitons en faire un fer de lance de notre campagne et apporter des solutions crédibles », a-t-il expliqué.

Le porte-parole a annoncé que des déclarations importantes concernant l’avenir politique de Yoel Sitbon devraient prochainement être faites, espérant qu’elles le soient sur i24NEWS.

Interrogé sur la possibilité de voir Aryeh Deri et le Shas rejoindre une coalition dirigée par une personnalité autre que Benjamin Netanyahou, Samuel Lévy a jugé cette hypothèse « compliquée ».

« Je pense que Benjamin Netanyahou sera le prochain Premier ministre d’Israël et je le souhaite », a-t-il conclu.

Shas : la campagne polémique - Image du soldat : propagande ou stratégie électorale ?
Shas : la campagne polémique - Image du soldat : propagande ou stratégie électorale ?
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