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Cybersécurité : les failles cachées d’Israël
Malgré son avance mondiale en cyberdéfense, Israël doit mieux protéger ses ministères, ses infrastructures critiques et son système éducatif.


Selon Jérémie Makowski, expert en cybersécurité, Israël reste l’une des grandes puissances mondiales du cyber, mais souffre encore d’un écart important entre ses capacités nationales et leur application concrète sur le terrain.
Israël est régulièrement présenté comme une cyberpuissance mondiale. Le pays dispose de capacités avancées, développées dans l’armée, les laboratoires de recherche et les entreprises privées. Pourtant, le contrôleur de l’État estime qu’Israël n’est pas suffisamment préparé face aux cybermenaces.
Pour Jérémie Makowski, expert en cybersécurité, le problème ne vient pas du niveau technologique général d’Israël, mais de la mise en œuvre concrète des protections dans les ministères, les institutions publiques et les infrastructures essentielles.
Selon lui, il existe un véritable décalage entre les capacités de cyberdéfense nationale et les procédures réellement appliquées dans les administrations. Israël est fort au niveau stratégique, mais certains secteurs restent vulnérables au quotidien.
Les domaines les plus sensibles sont ceux qui permettent à l’État de fonctionner : transports, télécommunications, finance, énergie, eau, électricité, administration et éducation. Une attaque contre l’un de ces secteurs pourrait avoir des conséquences directes sur la population et la sécurité nationale.
Jérémie Makowski estime qu’Israël doit passer d’une logique de recommandation à une logique d’obligation. Le gouvernement devrait imposer des standards élevés de cybersécurité à tous les ministères, institutions publiques et secteurs stratégiques.
Concrètement, cela signifie mettre en place des politiques internes adaptées à chaque secteur, organiser des audits réguliers, renforcer les contrôles et mener des exercices de gestion de crise cyber. Des sanctions pourraient aussi être envisagées en cas de manquement.
Le secteur de l’éducation est particulièrement visé par les pirates informatiques. Les écoles et les universités détiennent de nombreuses données sensibles : noms, prénoms, numéros d’identité, dossiers étudiants, documents administratifs et travaux de recherche.
Selon Jérémie Makowski, ces institutions sont souvent moins bien protégées que les structures militaires ou sécuritaires, ce qui en fait des cibles faciles pour les cybercriminels.
Pour l’expert en cybersécurité, le défi est donc clair : Israël doit non seulement conserver son avance technologique, mais aussi protéger ses maillons les plus fragiles. Dans le cyber, la puissance d’un État dépend autant de ses outils de pointe que de la sécurité de ses institutions du quotidien.