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David Amar, nouveau président du Consistoire de Paris : "L’unité est la clé de la pérennité du judaïsme"
Élu à la présidence du Consistoire de Paris, David Amar entame son mandat dans un contexte marqué par la montée de l’antisémitisme et une alyah en forte hausse.


Élu à la tête du Consistoire de Paris, David Amar a pris ses fonctions dans un contexte particulièrement sensible pour les Juifs de France. Invité mardi sur i24NEWS, il a rendu hommage à son prédécesseur, Joël Mergui, resté en poste durant vingt ans, saluant « une institution exceptionnelle » qui a su tenir dans les moments les plus difficiles, de la crise du Covid à la guerre en Israël.
Rappelant le rôle central du Consistoire, David Amar a souligné ses trois piliers : l’accompagnement des communautés — près d’une centaine en Île-de-France —, la supervision de la cacherout, qui concerne environ 200 restaurants et de nombreux services religieux, et l’encadrement de la vie juive, du mariage aux démarches liées à l’alyah. Il a insisté sur l’engagement constant de l’institution auprès des nouveaux immigrants vers Israël, alors que l’alyah depuis la France a bondi de 45 % en 2025.
Interrogé sur cette hausse, le nouveau président a évoqué un « processus naturel », rappelant l’attachement spirituel historique du judaïsme à Israël. Selon lui, l’accompagnement des départs ne fragilise pas la communauté restée en France : « À chaque vague d’alyah, d’autres Juifs rejoignent nos synagogues et renforcent la vie communautaire », a-t-il assuré.
Face à la montée des actes antisémites, David Amar a fixé comme priorité l’unité. « Si nous sommes unis, cette force donnera un sens à la pérennité du judaïsme », a-t-il déclaré, appelant à une coopération étroite entre toutes les institutions juives. S’il reconnaît l’existence de quartiers difficiles, il estime qu’il n’existe pas aujourd’hui de menace généralisée contre la vie juive à Paris, affirmant porter la kippa sans crainte depuis des décennies.
Enfin, loin d’un repli, il observe depuis le 7 octobre 2023 un regain d’identité et de fréquentation des synagogues et des restaurants cachers. « La communauté juive de France est forte, et elle continuera à l’être », a-t-il conclu.