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Dennis Ross : un accord durable avec l’Iran reste encore très incertain
L’ancien diplomate américain souligne que les capacités nucléaires iraniennes ont été fortement affaiblies, mais que les divergences restent profondes sur l’enrichissement de l’uranium.


L’ancien diplomate américain Dennis Ross estime que les discussions actuellement menées entre Washington et Téhéran sont encore très éloignées d’un accord sur le nucléaire complet et durable.
Interrogé sur i24NEWS, il a expliqué que les négociations en cours répondent avant tout à des impératifs immédiats de stabilité régionale, notamment la réouverture du détroit d'Ormuz et la prolongation du cessez-le-feu entre l’Iran, Israël et les États-Unis.
Selon Dennis Ross, les discussions actuelles pourraient déboucher sur une période de pause diplomatique d’environ 60 jours, accompagnée probablement d’un déblocage partiel des avoirs iraniens gelés à l’étranger. Mais il insiste : il ne s’agit pas encore d’un accord de fond sur le nucléaire iranien. « Les écarts restent extrêmement importants », affirme-t-il.
L’ancien négociateur américain considère toutefois que la situation actuelle diffère profondément de celle qui avait précédé l’accord nucléaire de 2015 conclu sous l’administration Obama. Une grande partie des infrastructures iraniennes d’enrichissement a désormais été « largement détruite », explique-t-il, réduisant fortement les capacités immédiates de Téhéran à produire une arme nucléaire.
Dennis Ross souligne néanmoins que l’Iran conserve toujours plusieurs éléments essentiels : des stocks d’uranium enrichi à 20 % et 60 %, un savoir-faire technologique avancé et des capacités d’ingénierie importantes. Selon lui, la question centrale sera désormais de savoir si les Iraniens accepteront de transférer hors du pays leur uranium enrichi ou de le détruire sous supervision internationale.
L’ancien diplomate estime également que le principal point de blocage reste la question du droit à l’enrichissement. Téhéran refuse d’y renoncer, tandis que l’administration de Donald Trump ne semble pas prête à accepter une reprise libre du programme nucléaire iranien.
Pour Dennis Ross, un compromis temporaire destiné à éviter une nouvelle escalade militaire paraît envisageable. En revanche, un véritable accord stratégique entre Washington et Téhéran reste encore très incertain.