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Face au Hezbollah, "la force est nécessaire" : Marc Lévy conteste la ligne européenne
Marc Lévy affirme qu’Israël agit en pleine légitime défense face aux attaques du Hezbollah et dénonce la position de plusieurs pays européens, qu’il juge « déconnectée ».


L’avocat Marc Lévy, fondateur de la commission juridique de la Licra, estime que les appels de plusieurs pays européens à éviter une offensive terrestre israélienne contre le Hezbollah ne reposent sur aucun fondement juridique solide. Selon lui, le droit international est « tout à fait clair » : l’article 51 de la Charte des Nations unies reconnaît explicitement le droit de légitime défense.
Dans ce contexte, Israël serait pleinement dans son droit face aux attaques répétées du Hezbollah. « Depuis le 2 mars, ce sont plus de 100 attaques par jour, sous forme de drones, roquettes, missiles ou infiltrations », rappelle-t-il, décrivant une situation d’agression continue. Le fait que ces attaques proviennent d’une organisation terroriste opérant depuis un État incapable de la contrôler ne remet pas en cause ce droit, bien au contraire, ajoute-t-il, en s’appuyant sur la jurisprudence internationale.
Marc Lévy critique vivement la position de certains pays européens, qu’il juge incohérente et déconnectée des réalités sécuritaires. « On parle de désarmer le Hezbollah, mais sans recourir à la force. C’est une pensée magique », affirme-t-il. Selon lui, les groupes armés ne se désarment jamais d’eux-mêmes et nécessitent une action concrète pour être neutralisés, comme cela a été le cas face au Hamas à Gaza.
L’avocat s’interroge également sur la posture de la France, évoquant une possible incompréhension des enjeux régionaux. Il estime qu’une partie croissante de la population libanaise souhaite se débarrasser du Hezbollah et que, dans ce contexte, Israël « rend service au Liban » en cherchant à affaiblir le mouvement.
Pour Marc Lévy, freiner l’action israélienne reviendrait à entraver une dynamique qui pourrait, à terme, stabiliser la région. Il appelle ainsi les États européens à revoir leur position et à adopter une approche plus réaliste face aux menaces posées par les organisations armées.