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Israël n’a rien à craindre du boycott français, estime Yossi Amar
Les technologies israéliennes continuent de séduire les armées du monde entier. Selon lui, leur efficacité opérationnelle demeure le meilleur argument d’Israël sur la scène internationale.


Alors que la France maintient ses restrictions visant certaines entreprises israéliennes de défense au salon Eurosatory, Yossi Amar, entrepreneur et réserviste des renseignements militaires israéliens, juge cette politique largement symbolique. Selon lui, Israël dispose aujourd’hui d’un argument de poids : les performances de son industrie de défense sur le terrain.
« Depuis le 7 octobre, Israël participe au plus grand salon d’armement en conditions réelles », affirme-t-il, évoquant les opérations menées à Gaza, au Liban, en Iran et au Yémen. Pour lui, les démonstrations grandeur nature de l’efficacité des technologies israéliennes valent davantage que n’importe quelle exposition internationale.
Yossi Amar assure que les industriels israéliens ne souffrent pas de cette mise à l’écart. « Les carnets de commandes sont remplis pour plusieurs années », souligne-t-il, estimant que les besoins mondiaux en matière de défense ne cessent de croître. Drones, systèmes antimissiles, missiles de précision et technologies de renseignement figurent parmi les équipements les plus recherchés.
Le réserviste va plus loin en affirmant que plusieurs pays critiques à l’égard d’Israël continuent pourtant de s’appuyer sur ses technologies. Il cite notamment la France, qu’il décrit comme un partenaire sécuritaire important. Selon lui, les renseignements israéliens ont contribué à déjouer plusieurs menaces terroristes visant le territoire français.
Il met également en avant l’équipement de l’avion présidentiel français. « L’avion présidentiel d’Emmanuel Macron est équipé de systèmes de défense antimissile israéliens, retenus parce qu’ils figurent parmi les plus performants au monde », affirme-t-il. Une situation qu’il résume par la formule : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais. »
Pour Yossi Amar, les salons professionnels ne déterminent plus à eux seuls les contrats internationaux. « Les États n’attendent pas les salons pour acheter », insiste-t-il. À ses yeux, la réputation acquise par l’industrie israélienne sur le terrain constitue aujourd’hui son meilleur argument commercial. Il révèle même que certaines voix en Israël évoquent désormais la création d’un grand salon international de défense capable de concurrencer les rendez-vous européens historiques.