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"La résilience est notre meilleure arme" : le témoignage d’un médecin en Israël
À contre-courant des peurs suscitées par le 7 octobre, Ariel Nakache a choisi de s’installer en Israël, où il découvre une société marquée par la guerre mais portée par une résilience hors du commun.


Choisir Israël après le 7 octobre. Pour le Dr Ariel Nakache, chef de service en cardiologie à l’hôpital Beilinson, cette décision n’a rien d’un paradoxe. Bien au contraire. « Cela a renforcé mon sentiment d’appartenance », confie-t-il, évoquant un attachement devenu encore plus fort face à l’épreuve.
Alors que les attaques du 7 octobre auraient pu dissuader nombre de candidats à l’alyah, lui y voit un appel. Son installation en Israël, qu’il envisageait déjà, s’est imposée comme une évidence. Un choix soutenu par ses proches, et assumé pleinement au quotidien, sans regret.
Dans son exercice médical, la différence est immédiate. « Ici, la relation avec les patients est beaucoup plus forte », explique-t-il. Une proximité humaine qui transforme la pratique, particulièrement dans un pays en guerre où chaque geste prend une dimension supplémentaire.
Mais c’est surtout la réactivité du système de santé israélien qui l’impressionne. À la moindre alerte, les équipes s’organisent en quelques instants : évacuation des patients, mise en sécurité, coordination totale. « C’est bluffant », souligne-t-il, saluant une capacité d’adaptation hors norme face aux crises répétées.
Au cœur de cette dynamique, un mot : résilience. « C’est notre meilleure arme », affirme-t-il. Une force collective qui permet à la société israélienne de continuer à fonctionner, à vivre, malgré la guerre.
Face aux regards extérieurs souvent réduits au conflit, le Dr Nakache insiste : « Il y a aussi la vie qui continue ». Travailler, construire, aimer — autant de réalités invisibles depuis l’étranger, mais essentielles pour comprendre le pays.
Enfin, il souligne l’importance de maintenir un lien entre Israël et l’Europe, afin d’éviter incompréhensions et fractures.
Entre Yom Hazikaron et Yom Haatsmaout, ce passage brutal du deuil à la célébration reste pour lui un symbole puissant : celui d’un peuple capable, malgré tout, de transformer la douleur en espoir.