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« Le Shas ne travaille pas pour les sondages » : Yossi Taieb répond au recul de son parti
Invité de la nouvelle émission « Ça se Débat ! Politique », présentée par Océane Nicolle, le député franco-israélien est revenu sur le recul du Shas dans les sondages et l’enrôlement des orthodoxes.


Premier député de la Knesset né en France, Yossi Taieb était l’invité de la nouvelle émission Ça se Débat ! Politique, présentée par Océane Nicolle. Le député du Shas s’est exprimé sur les résultats de son parti dans les sondages ainsi que sur la délicate question de l’enrôlement des orthodoxes au sein de Tsahal.
Crédité de sept sièges dans les dernières enquêtes d’opinion, le Shas enregistre un recul à l’approche des élections. Yossi Taieb relativise cependant ces chiffres, estimant que les sondages ne constituent qu’une « photographie prise à un instant T ».
« Les sondages vont et viennent. Le Shas ne travaille pas pour les sondages, nous travaillons pour le public », affirme-t-il.
Selon le député, les périodes de fortes tensions sociales et politiques peuvent conduire une partie des électeurs à hésiter. Il assure néanmoins qu’au moment du vote, le public reconnaîtra le Shas comme une « force sociale pragmatique ».
Yossi Taieb défend notamment l’action de son parti en matière de pouvoir d’achat, de cohésion nationale et de soutien aux familles. Il affirme qu’aucune autre formation politique n’a été aussi mobilisée que le Shas sur les enjeux sociaux, aussi bien à la Knesset que sur le terrain.
« L’électorat reconnaît le sérieux et l’engagement des députés et des ministres du Shas sur les sujets sociaux et sociétaux », estime-t-il, appelant les électeurs à attendre les résultats du scrutin du 27 octobre.
Interrogé sur une récente vidéo de campagne du Shas montrant une famille attendant le retour d’un fils soldat pour le dîner de Shabbat, Yossi Taieb rejette l’idée d’un changement idéologique.
Il reconnaît toutefois une adaptation du discours du parti aux réalités apparues depuis les massacres du 7 octobre.
« Il ne s’agit pas de changer nos principes fondamentaux, mais d’adapter notre discours à la réalité », explique-t-il.
Le député rappelle qu’une grande partie des familles soutenant le Shas compte des soldats et des réservistes. Il cite son propre parcours militaire ainsi que celui de ses proches : quatre de ses frères servent dans l’armée et trois d’entre eux ont déjà effectué plus de 500 jours de réserve.
« Des milliers de familles sont dans ce cas, avec un ou plusieurs frères à l’armée et d’autres à la yeshiva », souligne-t-il.
Yossi Taieb résume ainsi la position qu’il défend : les étudiants se consacrant véritablement à l’étude de la Torah doivent pouvoir poursuivre leur apprentissage, mais ceux qui ne l’étudient pas doivent rejoindre l’armée.
« Celui qui étudie la Torah dans le seul pays juif au monde doit pouvoir le faire. Celui qui ne l’étudie pas doit être enrôlé », conclut-il.