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Matthias Inbar : "les Iraniens n’ont jamais respecté les accords, et ils le revendiquent"
Selon le spécialiste, les chances d’un accord entre Washington et Téhéran restent extrêmement faibles, entre rivalités politiques, défiance persistante et stratégie iranienne jugée opportuniste.


Matthias Inbar, spécialiste des questions sécuritaires, dresse un constat pessimiste sur toute perspective d’accord entre les États-Unis et l’Iran. Selon lui, Donald Trump a toujours recherché un accord, mais à une condition : qu’il soit supérieur à celui conclu sous Barack Obama. Une rivalité politique qui, selon l’analyste, continue de peser sur la stratégie américaine.
Mais au-delà de cette volonté affichée, Matthias Inbar souligne une défiance structurelle vis-à-vis de Téhéran. « Les Iraniens n’ont jamais respecté les accords, et ils le revendiquent », affirme-t-il, estimant qu’un éventuel cessez-le-feu ne serait qu’une manœuvre tactique destinée à reconstituer leurs capacités militaires.
L’analyste insiste également sur la position inflexible des Gardiens de la révolution, qui refusent toute trêve temporaire et exigent une fin complète du conflit. Un objectif qui s’accompagne, selon lui, d’une stratégie économique : transformer le détroit d’Ormuz en point de passage sous contrôle, imposant une forme de « droit de passage » aux navires. Une perspective qui inquiète particulièrement les puissances régionales comme les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite.
Dans ce contexte, Matthias Inbar juge peu crédible l’émergence d’un accord, d’autant que les tensions verbales persistent. Il cite notamment les déclarations du président du Parlement iranien, qui accuse Benjamin Netanyahou d’être à l’origine du conflit, avec un soutien américain.
Au-delà des postures politiques, l’analyste évoque une réalité plus brute : dans une région dominée par les rapports de force, « il vaut mieux agir que parler ». Une conclusion qui illustre l’impasse diplomatique actuelle et la montée des logiques de confrontation.