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Municipales 2026 : le média "Frontières" traque les candidats LFI antisémites
Invité de l’émission Ça se débat, le journaliste Jules Laurens décrit une radicalisation idéologique de la base du mouvement, longtemps tolérée par sa direction, et désormais exposée au grand jour.


Invité lundi soir dans Ça se débat, le journaliste Jules Laurens a présenté les résultats d’une enquête menée par le média Frontières sur plusieurs candidats de La France insoumise aux municipales de 2026. Une série de révélations mettant en lumière des propos antisémites explicites, longtemps tolérés au sein du mouvement.
Premier cas emblématique : celui d’Yves Bouteiller, investi tête de liste LFI à Romilly-sur-Seine. Sur ses réseaux sociaux, l’homme multipliait les messages accusant le CRIF de « diriger la France », associant explicitement les Juifs à un prétendu « carnage » à Gaza, et relayant des contenus faisant l’apologie du 7 octobre. Il avait également publié des caricatures antisémites visant l’ancien député Meyer Habib. Malgré sa notoriété au sein du parti et ses liens avec plusieurs figures nationales, aucune réaction n’était intervenue avant les révélations de Frontières. LFI a finalement retiré son investiture après la médiatisation de l’affaire.
L’enquête s’est ensuite élargie au cas de Dalil Diab, chef de file LFI à Tourcoing. Sur son compte X, partiellement nettoyé, subsistaient des soutiens répétés à l’humoriste antisémite Dieudonné, ainsi qu’un message tournant en dérision un otage israélien du 7 octobre, assimilable à une apologie du Hamas. Là encore, le candidat était étroitement lié aux instances du mouvement, membre de l’Institut La Boétie et photographié récemment aux côtés de Jean-Luc Mélenchon.
Pour Jules Laurens, ces affaires révèlent l’émergence d’« une nouvelle radicalité de base » au sein de LFI : des militants qui n’hésitent plus à employer directement le mot « juif », sans se réfugier derrière l’ambiguïté du terme « sioniste ». Une radicalité nourrie, selon lui, par des années de banalisation idéologique et de complaisance interne, désormais exposée au grand jour à l’approche des municipales.