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  • Roger Fajnzylberg, ou la mémoire enfin libérée des cahiers d’Auschwitz

Roger Fajnzylberg, ou la mémoire enfin libérée des cahiers d’Auschwitz


Longtemps resté enfermé dans le silence d’une boîte à chaussures, le témoignage d’Alter, rescapé du premier convoi de déportation parti de France vers Auschwitz, refait aujourd’hui surface.

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3 min
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  • Shoah
  • transmission
  • Roger Fajnzylberg
Roger Fajnzylberg
Roger FajnzylbergScreenshot/ i24NEWS

Pendant des décennies, ils sont restés là. Silencieux. Quatre cahiers d’écoliers enfermés dans une simple boîte à chaussures, posée sur une étagère familiale. C’est de cette boîte que naît Ce que j’ai vu à Auschwitz – Les cahiers d’Alter, le livre bouleversant publié en janvier 2025 aux éditions du Seuil, porté aujourd’hui par la voix de Roger Fajnzylberg, fils d’Alter, déporté du premier convoi parti de Drancy et Compiègne le 27 mars 1942.

Alter Fajnzylberg fait partie de ces rares survivants d’un convoi de 1 120 déportés dont à peine une trentaine étaient encore en vie en 1945. Dix-huit mois passés au cœur de l’enfer, dans les Sonderkommandos de Birkenau. Dès la fin de la guerre, entre septembre 1945 et le printemps 1946, il écrit. Non pour la littérature, mais pour témoigner. Sur des cahiers d’écoliers, à l’encre noire, dans une écriture serrée, presque fébrile. Autodidacte, issu d’un milieu extrêmement pauvre, Alter n’était ni intellectuel ni écrivain. Il écrivait parce qu’il fallait dire.

Video poster
Un témoignage retrouvé, 80 ans après l’enfer

Mais son témoignage n’a pas été entendu. Ni exploité par les commissions d’enquête auxquelles il s’adressait. Cette mise à l’écart le marquera profondément. Les cahiers sont alors refermés, rangés, et la boîte demeure close pendant des années. Roger Fajnzylberg grandit avec elle, sans jamais oser l’ouvrir, par respect pour son père, et par crainte de découvrir une vérité encore plus insoutenable.

Ce n’est que bien plus tard que la boîte s’ouvre. Les cahiers sont traduits, travaillés, contextualisés avec l’aide d’historiens et du Mémorial. Ce qui devait d’abord rester une transmission familiale devient un document majeur. Un témoignage rare, capital, venant d’un homme qui a participé à la résistance intérieure du camp, à la prise des seules photos clandestines d’Auschwitz, et qui a échappé à la marche de la mort.

Aujourd’hui, le récit d’Alter est enfin reconnu comme essentiel. Et son fils, en Israël comme ailleurs, le porte avec une conviction simple : faire vivre une parole trop longtemps étouffée, pour qu’elle ne se referme plus jamais dans une boîte.

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