- i24NEWS
- Vu sur i24NEWS
- Saeed Bashirtash : "L’Iran est devenu le plus grand camp de concentration du monde"
Saeed Bashirtash : "L’Iran est devenu le plus grand camp de concentration du monde"
Il a affirmé que le régime a plongé le pays dans un isolement informationnel presque total pour écraser une contestation toujours vivante, malgré la peur et les massacres.


Invité lundi sur i24NEWS, l’opposant iranien Saeed Bashirtash a livré un témoignage alarmant sur la situation en Iran, affirmant que la violente répression menée par la République islamique n’a en rien mis fin au mouvement de contestation. « La protestation n’est pas terminée », a-t-il martelé, estimant que le régime a désormais « perdu toute légitimité » aux yeux de la population.
Selon Saeed Bashirtash, les informations parvenant de l’intérieur du pays confirment une colère profonde et persistante, malgré un climat de peur extrême. « Les jeunes ne descendent plus dans la rue parce qu’ils ont été massacrés », explique-t-il, évoquant des dizaines de milliers de victimes. Il accuse le régime d’avoir eu recours à des forces supplétives étrangères, notamment des milices venues d’Irak, d’Afghanistan et du Hezbollah libanais, pour écraser la contestation. « Ce sont les mêmes proxys qui ont frappé Israël le 7 octobre et qui ont ensuite été utilisés contre le peuple iranien », affirme-t-il.
L’opposant décrit également un pays plongé dans coupure quasi-totale de l'information. Internet et les communications téléphoniques restent massivement coupés, avec seulement « 1 à 2 % de connexion » maintenus pour permettre aux relais du pouvoir de diffuser leur propagande. « Le régime veut tuer hors caméra », dénonce-t-il, parlant d’un Iran transformé en « plus grand camp de concentration du monde ».
Malgré ce verrouillage, la contestation se poursuit sous d’autres formes. Bashirtash rapporte que, ces derniers jours, des Iraniens ont crié leur rejet du régime depuis leurs fenêtres et balcons, visant directement le guide suprême. « La révolte existe toujours, elle a simplement changé de visage », souligne-t-il.
Enfin, Saeed Bashirtash insiste sur l’attente d’un soutien international. Il affirme que de nombreux Iraniens considèrent Israël et les États-Unis comme des alliés naturels et espèrent une intervention décisive. « C’est une occasion historique d’en finir avec ce régime », conclut-il, estimant que sa chute bouleverserait non seulement le Moyen-Orient, mais aussi l’équilibre politique mondial, avec des effets positifs jusque « en Europe et en Occident ».