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Simcha Rothman : "La peine de mort pour les terroristes est avant tout une question de justice"
Le député estime qu’il s’agit avant tout d’« une question de justice » pour les victimes du 7 octobre et d’une réponse morale face aux crimes commis par les commandos du Hamas.


Alors que la peine de mort pour les terroristes palestiniens vient d’entrer en vigueur en Judée-Samarie, Simcha Rothman, député du "Parti Sioniste religieux" a défendu sur i24NEWS une mesure qu’il présente avant tout comme une réponse morale et judiciaire aux massacres du 7 octobre.
Le président de la commission des lois de la Knesset a tenu à distinguer deux textes différents : la loi portant sur les futurs attentats terroristes en Judée-Samarie et celle qu’il affirme avoir personnellement fait adopter concernant les terroristes de la « Noukhba », les commandos du Hamas ayant participé au massacre du 7 octobre 2023.
« Ce qui est important ici, c’est la justice pour les victimes du 7 octobre », affirme-t-il. Selon Rothman, la question centrale n’est pas d’abord la dissuasion mais la nécessité pour Israël de rendre justice face à des crimes qu’il qualifie de « génocide » et de « crimes contre l’humanité ».
Le député estime que les auteurs des attaques ont cherché à porter atteinte à la souveraineté même de l’État hébreu et à commettre « un génocide sur le territoire de l’État d’Israël ». Pour cette raison, explique-t-il, « ceux qui ont commis ces crimes ne méritent pas de vivre encore ».
Rothman insiste également sur la dimension symbolique de cette législation. Selon lui, elle permet de « restituer l’honneur perdu » d’Israël après le 7 octobre et de rappeler au monde les atrocités commises durant l’attaque du Hamas.
Interrogé sur l’effet réellement dissuasif d’une telle mesure contre des terroristes prêts à mourir, il reconnaît que la dissuasion reste un objectif secondaire. « Ce sont des gens qui ont déjà commis le pire », explique-t-il.
Le député souligne enfin que la loi qu’il défend a été adoptée avec le soutien de 93 députés sur 120 à la Knesset. Un vote qu’il présente comme la preuve d’un large consensus politique et moral au sein de la société israélienne face aux crimes du 7 octobre.