Grammys : les stars utilisent la scène pour dénoncer la politique migratoire de Trump
De nombreux artistes arboraient des pins de protestation


Lors de la cérémonie des Grammy Awards, plusieurs des plus grands noms de la musique ont profité de la scène et du tapis rouge pour exprimer leur opposition à la politique migratoire du président Donald Trump, et tout particulièrement au rôle de l’agence fédérale U.S. Immigration and Customs Enforcement dans les expulsions et les détentions.
Sur le tapis rouge puis durant la retransmission télévisée, des activistes ont encouragé les célébrités à porter des pins de protestation, distribués tout au long de la semaine auprès des équipes artistiques présentes aux événements préalables. De nombreuses personnalités ont accepté le message, montrant leur soutien contre la "répression migratoire".
La jeune artiste Billie Eilish, son frère Finneas et Carole King ont porté ces insignes pendant leurs apparitions, tandis que Justin Bieber et Hailey Bieber, habituellement discrets sur la politique américaine, affichaient eux aussi les pins de protestation. Eilish a entamé son discours de remise de prix en déclarant que “personne n’est illégal sur une terre volée”, un message fort contre les expulsions.
La nouvelle révélation britannique Olivia Dean, sacrée meilleur nouvel artiste, a rappelé qu’elle est la petite-fille d’immigrés, qu’il faut, selon elle, “célébrer” plutôt que stigmatiser. D’autres artistes ont directement attaqué l’agence d’immigration dans leurs discours : la chanteuse Kehlani a proféré des jurons contre l’ICE, et Bad Bunny a déclenché une ovation en déclarant, lors de sa victoire pour le meilleur album « música urbana » : “Nous ne sommes pas des sauvages, ni des animaux, ni des étrangers. Nous sommes des humains et nous sommes Américains.”
La visibilité de ces prises de position a dépassé celle observée récemment aux Golden Globe Awards, reflétant une montée du mécontentement public face aux controverses autour de l’application de la loi migratoire, exacerbées ces derniers mois par plusieurs incidents impliquant des agents fédéraux et des familles d’immigrés.