Chercheur iranien assassiné à Nice : Téhéran accuse le Mossad
Ali Ehsanian, spécialisé dans l’intelligence artificielle, a été égorgé le 28 mars devant son domicile


Près de trois mois après l’assassinat d’Ali Ehsanian à Nice, les circonstances exactes du crime restent à éclaircir. Le chercheur iranien spécialisé dans l’intelligence artificielle a été égorgé le 28 mars devant son domicile. Un adolescent de 15 ans a été mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire. L’enquête judiciaire se poursuit afin de déterminer le mobile du meurtre.
Alors que les autorités françaises n’ont avancé aucune hypothèse officielle sur les motivations du suspect, l’affaire a pris une dimension internationale après des accusations relayées par des médias proches du pouvoir iranien. La chaîne Press TV, affiliée à la République islamique, a notamment affirmé qu’Israël et le Mossad seraient impliqués dans la mort du chercheur.
Ces accusations s’appuient sur le profil d’Ali Ehsanian, présenté par plusieurs médias iraniens comme un spécialiste de l’intelligence artificielle ayant participé à des projets technologiques stratégiques. Toutefois, aucune preuve n’a été rendue publique pour étayer l’hypothèse d’une opération attribuable aux services de renseignement israéliens.
Certaines publications israéliennes ont évoqué les accusations iraniennes ces derniers jours, sans confirmer ni infirmer leur bien-fondé. À ce stade, ni Israël, ni le Mossad, ni les autorités françaises n’ont commenté ces allégations.
. Au cours des quinze dernières années, plusieurs scientifiques iraniens liés aux programmes nucléaire et militaire de la République islamique ont été assassinés dans des opérations que Téhéran a régulièrement attribuées à Israël. Cependant, dans le cas d’Ali Ehsanian, aucun élément rendu public par l’enquête française ne permet à ce jour d’établir un lien avec une opération étrangère.
Les investigations se poursuivent donc principalement autour des circonstances du meurtre et du profil du suspect mineur déjà identifié par la justice française.