Éric Zemmour favorable à l'interdiction de la kippa dans l'espace public
Le président de Reconquête a également annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2027


Éric Zemmour s'est prononcé jeudi soir en faveur de l'interdiction de la kippa dans l'espace public, au même titre que le voile islamique. Invité de l'émission "Face à BFM" sur BFMTV, le président de Reconquête a défendu une conception de la laïcité fondée sur la "discrétion des religions" dans la rue.
Interrogé sur sa volonté d'interdire le voile et sur l'application d'une telle mesure aux autres signes religieux, Éric Zemmour a été questionné spécifiquement sur la kippa. "Dans l'espace public, oui", a-t-il répondu. Évoquant son enfance et sa confession juive, il a raconté que ses parents lui demandaient de retirer sa kippa lorsqu'il sortait de la synagogue. Selon lui, cette pratique correspondait à "l'esprit" de la laïcité française, qu'il associe à la discrétion des appartenances religieuses dans l'espace public.
Le dirigeant de Reconquête a toutefois affirmé que les Juifs ne portaient déjà presque plus la kippa dans la rue en raison des risques d'agression. Il a également qualifié de "priorité absolue" l'application d'une interdiction des signes religieux qu'il vise, en insistant particulièrement sur le voile islamique. Cette position va plus loin que celle actuellement défendue par le Rassemblement national, qui envisage d'interdire le voile dans l'espace public mais pas la kippa.
Au cours de cette même interview, Éric Zemmour a annoncé son intention de se présenter à l'élection présidentielle de 2027. "Vous avez compris, je serai candidat à la présidentielle", a-t-il déclaré. Arrivé quatrième au premier tour en 2022 avec 7,07 % des suffrages, il devrait officialiser sa candidature à l'automne.
Il a par ailleurs détaillé plusieurs propositions sur l'immigration, défendant notamment l'expulsion des étrangers condamnés pour des faits de délinquance, des personnes en situation irrégulière et des étrangers vivant uniquement d'aides sociales. Il souhaite également qu'un étranger en situation régulière puisse être contraint de quitter la France après une période prolongée de chômage, qu'il a située entre six mois et un an avant de retenir un an. Éric Zemmour a enfin réaffirmé son soutien à la "remigration" et estimé que le développement de l'intelligence artificielle et de la robotisation pourrait permettre de remplacer une partie de la main-d'œuvre immigrée.