François Burgat condamné en appel pour apologie du terrorisme
L’islamologue et ancien chercheur du CNRS a été condamné à 5 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité pour des publications liées au Hamas.


François Burgat a été condamné mercredi par la cour d’appel d’Aix-en-Provence pour apologie publique d’actes de terrorisme, dans une affaire portant sur des messages publiés sur X en janvier 2024.
L’ancien directeur de recherches au CNRS, spécialiste du monde arabe, écope de 5 000 euros d’amende et de trois ans d’inéligibilité. La cour a toutefois refusé son inscription au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes.
L’affaire portait notamment sur le relais d’un communiqué du Hamas publié après un article du New York Times consacré aux viols et violences sexuelles commis lors des massacres du 7 octobre. Dans ce communiqué, l’organisation terroriste dénonçait une tentative de « diaboliser la résistance » et présentait ses membres comme des « combattants de la liberté et de la dignité ».
François Burgat était également poursuivi pour avoir écrit qu’il avait « infiniment plus de respect et de considération » pour les dirigeants du Hamas que pour ceux de l’État d’Israël.
La décision de la cour d’appel intervient un an après sa relaxe en première instance par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence. Le parquet avait fait appel de cette relaxe.
Plusieurs parties civiles étaient engagées dans la procédure, dont l’Organisation juive européenne, Avocats sans frontières, le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme et la Licra.
La défense de François Burgat a présenté cette affaire comme un dossier touchant à la liberté d’expression et à la liberté académique. La cour d’appel a toutefois estimé qu’une partie des propos poursuivis relevait de l’apologie du terrorisme.