Israël doit "renoncer à ses visées territoriales", dit Emmanuel Macron
Pour le président français, le Hezbollah doit être désarmé « par les Libanais ».


Lors d’une conférence de presse ce mardi soir à l’Élysée aux côtés du Premier ministre libanais Nawaf Salam, Emmanuel Macron a posé les bases d’une sortie de crise au Liban et dans la région, articulée autour d’un équilibre entre sécurité, souveraineté et reconstruction.
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Le chef de l’État français a estimé qu’une stabilisation durable ne pourra être atteinte qu’à travers plusieurs conditions simultanées : un retrait israélien du territoire libanais, un désarmement du Hezbollah « par les Libanais eux-mêmes » avec le soutien international, ainsi qu’un effort massif de reconstruction, notamment dans le sud du pays. Il a également insisté sur la nécessité pour Israël de « renoncer à ses visées territoriales » et de comprendre que « la condition de sa sécurité est un État libanais fort ».
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Dans le même temps, Emmanuel Macron a pointé la responsabilité du Hezbollah, accusé d’avoir commis « une erreur stratégique majeure » en entraînant le Liban dans la guerre, et appelé l’organisation à cesser ses attaques contre Israël et à ne plus se substituer à l’État libanais.
Sur le plan diplomatique, le président français a plaidé pour un accord politique entre Israël et le Liban, garantissant la sécurité des deux pays et ouvrant la voie à une normalisation progressive de leurs relations. Une position qui s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes, alors que les discussions indirectes entre les deux États se poursuivent sous médiation internationale.
Parallèlement, Emmanuel Macron a abordé la question de la trêve entre les États-Unis et l’Iran, appelant à « donner du temps » aux négociations et à ne pas « laisser la guerre reprendre ses droits », soulignant la fragilité de la situation régionale.
Sur le volet humanitaire, la France a réaffirmé son engagement aux côtés du Liban, annonçant l’acheminement de dizaines de tonnes d’aide et son soutien à la reconstruction. Nawaf Salam a de son côté évoqué des besoins estimés à 500 millions d’euros pour faire face à la crise.
Enfin, Paris a réitéré son soutien aux forces armées libanaises et à la souveraineté de l’État, estimant que le monopole des armes constitue un objectif essentiel, bien que progressif. Dans un contexte régional sous haute tension, la France se positionne ainsi comme un acteur diplomatique engagé, cherchant à éviter une nouvelle escalade.