Jean-Noël Barrot défend sa position et appelle à la démission de Francesca Albanese
Le ministre a réaffirmé la position française : soutien à la solution à deux États, condamnation des décisions israéliennes en Judée-Samarie et désarmement des terroristes du Hamas.


Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noel Barrot a vivement défendu sa position à l’Assemblée nationale face aux critiques portant sur ses propos visant Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens.
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« Les fake news, ça suffit », a-t-il lancé, assurant n’avoir « ni déformé ni tronqué » les déclarations de l’experte onusienne. Selon lui, ses propos s’inscrivent dans « une longue liste de provocations », incluant ce qu’il considère comme une justification de l’attaque du 7 octobre 2023, qu’il a qualifiée de « pire massacre antisémite depuis la Shoah », au cours duquel 51 ressortissants français ont perdu la vie.
Le chef de la diplomatie française a estimé que ces prises de position répétées justifiaient une démission de la rapporteuse. Il a rappelé que la France avait déjà exprimé des réserves lors de sa reconduction par les Nations unies l’an dernier, considérant que certaines déclarations desservaient l’organisation internationale.
Jean-Noël Barrot a par ailleurs défendu la cohérence de la ligne française sur le conflit israélo-palestinien. Il a souligné que Paris avait agi en faveur de la paix en reconnaissant l’État de Palestine et en condamnant, aux côtés de 84 autres pays, les récentes décisions du gouvernement israélien en Judée-Samarie. Dans le même temps, il a réaffirmé le droit d’Israël à l’existence et à la sécurité, appelant à la condamnation et au désarmement du Hamas, qu’il a qualifié de « mouvement terroriste ».
Le ministre a conclu en affirmant que la France continuerait de défendre la solution à deux États, refusant que « des discours de haine » fragilisent l’espoir d’une coexistence pacifique.