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"L’humanité a un ennemi commun : Israël", affirme Francesca Albanese
La rapporteure de l’ONU est intervenue lors d'un forum organisé par Al Jazeera auquel participait notamment le chef du Hamas et le ministre iranien des Affaires étrangères


Une vive controverse a éclaté après l’intervention de Francesca Albanese, rapporteure spéciale de l’ONU, lors d’un forum organisé par Al Jazeera. S’exprimant par visioconférence samedi soir, elle a affirmé que l’humanité aurait désormais "un ennemi commun", Israël, dans un discours très critique sur la conduite de la guerre à Gaza et sur l’attitude de la communauté internationale.
La prise de parole d’Albanese s’est déroulée dans le cadre d’un forum intitulé "La cause palestinienne dans un monde en voie de multipolarité", aux côtés notamment du chef du Hamas, Khaled Mechaal, et du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Elle a dénoncé les relations diplomatiques et les ventes d’armes maintenues avec Israël, ainsi que ce qu’elle décrit comme une inaction mondiale face au conflit Israël-Hamas.
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Selon elle, une partie des médias occidentaux contribuerait à diffuser un "récit génocidaire", tout en soulignant que la crise actuelle révèle, selon ses mots, une occasion de repenser le respect du droit international et des libertés fondamentales. "Le respect des droits fondamentaux est le dernier outil pacifique dont nous disposons", a-t-elle insisté, appelant à une mobilisation morale et politique.
Les réactions israéliennes n’ont pas tardé. L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon, a dénoncé sur le réseau X une "défaillance profonde du système onusien", accusant Albanese d’exploiter sa fonction pour relayer une propagande terroriste et antisémite. Des critiques similaires ont été formulées par l’ambassadeur d’Israël auprès de l’Union européenne, Avi Nir-Feldklein, qui a mis en cause la légitimité de sa participation à un événement réunissant l’Iran et le Hamas.
De son côté, Abbas Araghchi a consacré l’essentiel de son intervention à la question palestinienne, qualifiée de "test central du droit international". Il a accusé Israël de mener une politique "expansionniste" et a réclamé des sanctions internationales, un embargo sur les armes et la suspension de toute coopération militaire. Il a également évoqué les négociations nucléaires avec les États-Unis, réaffirmant que l’enrichissement de l’uranium constituait, selon Téhéran, un droit "inaliénable".