"Le travail rend libre", affirme Jean-Philippe Tanguy lors d'un meeting du RN
Le député de la Somme du Rassemblement national a refusé de s'excuser, estimant que ses propos avaient été sortis de leur contexte


Le député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy a refusé de présenter ses excuses après avoir utilisé l'expression "le travail rend libre" lors d'un meeting organisé le 19 septembre à Vierzon. Une formule qui a suscité une polémique en raison de sa proximité avec "Arbeit macht frei", l'inscription en allemand placée à l'entrée de plusieurs camps de concentration nazis, notamment Auschwitz.
La séquence, largement relayée sur les réseaux sociaux ces derniers jours, montre l'élu de la Somme employer cette expression dans un discours consacré au travail et au pouvoir d'achat. Interrogé mercredi sur Europe 1, Jean-Philippe Tanguy a estimé que ses propos avaient été sortis de leur contexte. Selon lui, il expliquait qu'un emploi correctement rémunéré, permettant notamment de se loger, donne aux individus les moyens de "s'émanciper" et d'accéder à davantage de liberté.
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Questionné sur d'éventuels regrets, le député de 40 ans a refusé de revenir sur ses propos. "Je ne vais pas m'excuser à chaque accusation", a-t-il déclaré. Il a toutefois présenté ses excuses aux personnes ayant une histoire familiale douloureuse ainsi qu'aux victimes de l'antisémitisme qui auraient pu être blessées par la formule, tout en maintenant qu'il n'avait, selon lui, "rien dit de mal". Il a également affirmé respecter la souffrance des personnes et des familles marquées par la "barbarie nazie".
Jean-Philippe Tanguy, figure médiatique du RN, appartient à un parti dont l'histoire reste marquée par les déclarations controversées de son cofondateur Jean-Marie Le Pen, condamné à plusieurs reprises pour des propos antisémites ou minimisant certains aspects de l'Occupation et de la Shoah.
Le titre met volontairement l'accent sur Jean-Philippe Tanguy et la formule à l'origine de la polémique, qui est l'information centrale.