Manuel Bompard fustige la loi Yadan, qu’il juge dirigée contre les opposants à Netanyahou
Invité sur RTL, Manuel Bompard a annoncé qu’il s’opposerait fermement à la loi Yadan, estimant que le texte ne vise pas réellement à combattre l’antisémitisme.


Invité de RTL, le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard a vivement critiqué la proposition de loi annoncée cette semaine lors du dîner annuel du CRIF et inscrite à l’ordre du jour par le gouvernement. Ce texte, porté notamment par la députée macroniste Caroline Yadan et soutenu par certains élus socialistes dont François Hollande, vise à renforcer l’arsenal juridique contre les nouvelles formes d’antisémitisme.
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Manuel Bompard a affirmé qu’il ne soutiendrait « absolument pas » cette initiative. Selon lui, il ne s’agit pas d’un texte destiné à lutter efficacement contre l’antisémitisme, mais d’une loi qui « instrumentalise » cette lutte afin de « criminaliser la contestation de la politique du gouvernement de Benjamin Netanyahou ». Le responsable insoumis a dénoncé une confusion volontaire entre appels à la destruction de l’État d’Israël — qu’il dit condamner — et critiques légitimes de l’action du gouvernement israélien.
Le texte prévoit notamment de renforcer les sanctions contre la banalisation du terrorisme et de créer un délit spécifique visant les appels à la destruction d’Israël. Pour Manuel Bompard, ces dispositions pourraient servir à « museler » des prises de position politiques. Il a également mis en cause la sincérité de l’exécutif, estimant que s’il s’agissait réellement de combattre l’antisémitisme, d’autres priorités devraient être mises en avant.
Interrogé sur la distinction entre antisémitisme et antisionisme, Manuel Bompard a souligné qu’il existe différentes définitions du sionisme, affirmant que, dans le contexte actuel, le terme renverrait souvent au soutien à la politique menée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.
Le débat s’annonce tendu à l’Assemblée nationale, alors que la majorité défend un texte présenté comme nécessaire face à la résurgence des actes antisémites en France.