Marine Le Pen face au verdict
La cour d'appel de Paris rend ce mardi sa décision dans l'affaire des assistants parlementaires du RN, un verdict crucial pour l'avenir présidentiel de Marine Le Pen.


Marine Le Pen joue une partie décisive de son avenir politique. La cheffe de file des députés du Rassemblement national doit connaître ce mardi 7 juillet la décision de la cour d'appel de Paris dans l'affaire des assistants parlementaires européens du parti.
En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, dans ce dossier de détournement de fonds publics européens.
Plusieurs scénarios restent possibles. Une relaxe permettrait à Marine Le Pen de se présenter à l'élection présidentielle de 2027. La cour pourrait aussi confirmer sa culpabilité tout en réduisant sa peine d'inéligibilité. Si celle-ci était ramenée à deux ans ou moins, elle pourrait théoriquement redevenir éligible avant le premier tour prévu en avril 2027.
À l'inverse, une peine d'inéligibilité maintenue au-delà de deux ans compromettrait fortement sa candidature. Le parquet général a requis en appel quatre ans de prison, dont un ferme, 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité, cette fois sans exécution provisoire.
En cas de décision défavorable, Marine Le Pen pourrait encore se pourvoir en cassation. Mais même dans ce cas, le calendrier resterait extrêmement serré pour mener une campagne présidentielle. Si elle était empêchée, le président du RN, Jordan Bardella, apparaît comme le principal recours du parti.