Paris : des appels au meurtre de Juifs et des croix gammées tagués sur la statue de la République
"Peine de mort pour Jack Lang" et "Tuez les Rothschild" ont notamment été tagués sur la statue


La statue de la République, place éponyme dans le centre de Paris, a été découverte lundi matin recouverte de tags à caractère antisémite et de croix gammées. Plusieurs inscriptions appelant à la violence et au meurtre ont été tracées sur le socle du monument, érigé en 1883 et régulièrement devenu le théâtre d’expressions politiques radicales.
Parmi les slogans relevés figurent des menaces explicites visant notamment Jack Lang ("PDM - peine de mort - pour Jack Lang") ainsi que la famille Rothschild ("Tuez les Rothschild"), références perçues comme ciblant clairement la communauté juive. Des appels au meurtre et des symboles nazis ont également été dessinés au pied de la statue, marquant une nouvelle escalade dans la violence antisémite.
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Cet acte intervient dans un climat déjà tendu. La veille, un rassemblement s’était tenu devant la Sorbonne en hommage à Quentin, un militant nationaliste de 23 ans décédé à Lyon après une violente agression. Ses soutiens réclamaient justice pour ce jeune homme présenté comme non violent malgré ses engagements politiques affirmés.
Lieu emblématique des mobilisations parisiennes, la place de la République est régulièrement prise pour cible lors de manifestations. Depuis les élections législatives de l’été 2024, elle constitue aussi un point de ralliement contre l’extrême droite. Mais la nature explicitement antisémite des dégradations constatées cette fois suscite une indignation particulière, dans un contexte de forte hausse des actes antijuifs en France ces derniers mois.
Le maire de Paris Centre, Ariel Weil (PS), a annoncé avoir demandé le nettoyage rapide du monument. Il précise toutefois que l’opération peut nécessiter du temps, notamment lorsque les inscriptions sont situées en hauteur et requièrent l’utilisation d’un bras mécanique. La municipalité travaille en lien avec la préfecture de police afin d’identifier les auteurs grâce aux images de vidéosurveillance. Une plainte sera systématiquement déposée, a assuré l’élu, afin de permettre l’ouverture d’une enquête et d’éventuelles poursuites.