Pour Jean-Luc Mélenchon, Israël est "le pays le plus dangereux au Moyen-Orient"
"Netanyahou et sa bande de fascistes qui sont au gouvernement déshonorent l’idée que l’on se faisait tous d’Israël", a-t-il lancé.


Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a attaqué vendredi le gouvernement israélien lors d’un entretien accordé à la chaîne française LCI, affirmant qu’ Israël est « aujourd’hui, le pays le plus dangereux du Moyen-Orient ».
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Il a ensuite visé « le gouvernement de M. Netanyahou », accusé selon lui d’« attaquer tous ses voisins », de « déclencher la guerre » et de mener « un génocide ».
Relancé par la journaliste sur le fait qu’il juge Israël « plus dangereux que l’Iran », le dirigeant d'extrême gauche a maintenu sa position. « L’Iran n’a envahi personne », a-t-il défendu, tout en reconnaissant les liens entre Téhéran et le Hezbollah libanais. « Le Hezbollah est lié au régime islamique d’Iran, c’est une certitude », a-t-il affirmé, avant d’ajouter : « évitons les simplifications qui visent à faire un camp des gentils et des méchants ».
Dans l’échange, la journaliste lui a rappelé que certains considéraient problématique de placer sur le même plan Israël — « une démocratie » — et la République islamique d’Iran, « un régime théocratique qui finance le terrorisme international ». Mélenchon a alors répondu : « Vous m’avez posé la question, je vous réponds. »
Le chef du parti LFI a ensuite ciblé directement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. « Aujourd’hui et à cette heure, le plus dangereux, c’est M. Netanyahou et sa bande de fascistes qui sont au gouvernement », a-t-il lancé. « Ce sont des fous, qui déshonorent l’idée que l’on se faisait tous d’Israël », a-t-il poursuivi.
Mélenchon a également accusé le gouvernement israélien « d’envahir le Liban », « d’occuper le plateau du Golan » et « d’organiser la confiscation de la Cisjordanie », estimant qu’« il n’y a rien de scandaleux à le dire ».
Ces déclarations interviennent alors que Jean-Luc Mélenchon a récemment confirmé sa candidature à l’élection présidentielle française et qu'il avait affirmé vouloir, en cas d'élection, une rupture stratégique pour "rétablir la puissance" française face à Donald Trump et Benjamin Netanyahou.