- i24NEWS
- International
- Amérique
- Chef du CENTCOM: Le Hamas, le Hezbollah et les Houthis sont "coupés" du soutien iranien
Chef du CENTCOM: Le Hamas, le Hezbollah et les Houthis sont "coupés" du soutien iranien
Devant une commission du Sénat, l’amiral Brad Cooper, chef du CENTCOM, a affirmé que la menace iranienne avait été « considérablement réduite ».


La capacité de l’Iran à menacer ses voisins et les intérêts américains dans la région a été « considérablement réduite », a affirmé l’amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, devant une commission du Sénat.
« La menace iranienne a été fortement dégradée, et l’Iran ne menace plus les partenaires régionaux ni les États-Unis comme il pouvait le faire auparavant, dans tous les domaines », a déclaré l’amiral américain. Selon lui, les capacités de Téhéran ont été « significativement affaiblies » à la suite de la récente guerre.
Brad Cooper a rappelé que les proxies armés de l’Iran avaient mené plus de 350 attaques contre des soldats et diplomates américains au cours des 30 mois précédant le conflit, soit en moyenne une attaque tous les trois jours. Ces attaques ont coûté la vie à quatre militaires américains.
« Aujourd’hui, le Hamas, le Hezbollah et les Houthis sont tous coupés de l’approvisionnement en armes et du soutien de l’Iran », a assuré le chef du CENTCOM, soulignant que ce résultat n’avait rien d’inévitable.
L’amiral a également indiqué que les forces américaines avaient cessé d’utiliser des munitions de haute technologie pour abattre les drones iraniens. Pendant la guerre contre l’Iran, l’emploi de systèmes coûteux, notamment d’intercepteurs avancés, avait suscité des critiques en raison des stocks limités dont disposent les États-Unis. Désormais, selon Brad Cooper, l’armée américaine privilégie des munitions moins coûteuses pour répondre à cette menace.
Le commandant du CENTCOM a par ailleurs affirmé que l’Iran ne disposerait plus que de 10 % de ses drones. Malgré un cessez-le-feu fragile en vigueur depuis un mois, des accrochages continuent toutefois d’être signalés entre forces iraniennes et américaines.
Ces déclarations s’inscrivent dans une séquence où Washington cherche à démontrer que la pression militaire exercée contre Téhéran a produit des effets stratégiques majeurs, en affaiblissant à la fois les capacités directes de l’Iran et son réseau régional de groupes armés.