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La République dominicaine adopte la définition de l'antisémitisme de l'IHRA
Le président Luis Abinader a affirmé que l'antisémitisme ne constituait "pas seulement un problème concernant le peuple juif", mais une menace contre "les droits et les libertés de tous"


Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Sa’ar a salué mardi la décision de la République dominicaine d'adopter la définition de travail de l'antisémitisme de l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste (IHRA), annoncée par le président Luis Abinader. "Je salue le leadership moral du président Luis Abinader", a écrit Gideon Sa’ar sur X, appelant dans le même temps "tous les pays qui n'ont pas encore adopté cette définition à le faire sans délai".
L'annonce a été faite à Saint-Domingue à l'occasion du sixième Forum latino-américain contre l'antisémitisme, organisé par le Combat Antisemitism Movement (CAM). La rencontre, qui se tient du 23 au 26 août, réunit des responsables politiques, diplomates, universitaires, représentants religieux et membres de la société civile de plusieurs pays de la région.
https://x.com/i/web/status/2092221950751834503
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Luis Abinader a affirmé que l'antisémitisme ne constituait "pas seulement un problème concernant le peuple juif", mais une menace contre "la coexistence démocratique ainsi que les droits et les libertés de tous". Le président dominicain a chargé son ministère des Affaires étrangères de formaliser la décision, qui doit faire de la République dominicaine le septième pays d'Amérique latine à adopter cette définition après l'Argentine, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Panama et l'Uruguay.
La définition de l'IHRA, adoptée en 2016 et juridiquement non contraignante, présente l'antisémitisme comme "une certaine perception des Juifs pouvant s'exprimer par de la haine à leur égard" et s'accompagne d'exemples destinés à permettre aux autorités et institutions d'en identifier les différentes manifestations.
Selon les données du CAM citées par Gideon Sa’ar, 1 334 gouvernements, collectivités, institutions, organisations et autres entités à travers le monde avaient adopté ou approuvé cette définition au 1er janvier 2026, dont 47 États.
La décision s'inscrit également dans l'histoire particulière de la République dominicaine, qui avait accepté d'accueillir à Sosúa des réfugiés juifs fuyant les persécutions nazies à la fin des années 1930. Le gouvernement dominicain a rappelé cet héritage en annonçant son adhésion à la définition de l'IHRA, affirmant vouloir renforcer la lutte contre la haine, l'intolérance religieuse et les discriminations.