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Les États-Unis jugent l’Iran « dangereusement proche » de l’arme nucléaire
Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, affirme que Téhéran pourrait enrichir son uranium au niveau militaire en quelques semaines.


Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a livré mercredi une mise en garde alarmante devant la commission des forces armées du Sénat, affirmant que l’Iran était désormais « dangereusement proche » de disposer des matériaux nécessaires à la fabrication d’armes nucléaires.
Cité par CNN, Chris Wright a déclaré que la République islamique n’était plus qu’à « un petit nombre de semaines » de pouvoir enrichir une tonne de son stock d’uranium à un niveau militaire.
Le responsable américain a toutefois précisé qu’une étape distincte serait encore nécessaire pour transformer cette matière en ogive nucléaire opérationnelle. Mais selon lui, la phase centrale d’enrichissement est désormais presque achevée.
Interrogé par le sénateur démocrate Richard Blumenthal, Chris Wright a indiqué que l’Iran disposait d’un stock total d’environ 11 tonnes d’uranium, comprenant des quantités importantes enrichies à 20 % et 60 %. L’uranium de qualité militaire est généralement enrichi à environ 90 %.
Le secrétaire à l’Énergie a qualifié le volume d’uranium enrichi à 20 % de « très préoccupant », estimant qu’il montrait que Téhéran avait déjà franchi un obstacle technique majeur sur la voie d’une bombe.
La question de la stratégie américaine a également été abordée lors de l’audition. Interrogé sur la nécessité de viser ou de neutraliser l’ensemble des stocks iraniens d’uranium pour mettre fin à la menace, Chris Wright a répondu qu’il s’agissait selon lui de « la stratégie sage ». Il a ajouté que l’objectif devait être d’empêcher tout futur enrichissement et, à terme, de mettre fin au programme nucléaire iranien.
Ces déclarations interviennent alors que Donald Trump répète qu’il ne permettra pas à l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Avant son départ pour la Chine, le président américain a averti Téhéran qu’il devait accepter les conditions américaines pour mettre fin à la guerre et traiter la question nucléaire.