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Trump défend la guerre contre l’Iran : « Nous n’avions pas le choix »
Lors d’un meeting dans le Mississippi, le président américain a justifié l’intervention par les ambitions nucléaires et balistiques de Téhéran, tout en maintenant la possibilité d’un accord.


Donald Trump a défendu lundi la campagne militaire américaine contre l’Iran, affirmant que Washington n’avait pas d’autre choix que d’intervenir. Lors d’un rassemblement électoral dans le Mississippi, il a invoqué les capacités balistiques iraniennes et la nécessité d’empêcher Téhéran d’obtenir l’arme nucléaire.
« Nous n’avons pas commencé la guerre contre l’Iran. C’est l’Iran qui a commencé la guerre contre nous », a-t-il déclaré.
Le président américain a affirmé que l’Iran disposait désormais d’un missile ayant pratiquement atteint l’Europe. Il a ensuite évoqué le risque que de futurs missiles puissent menacer des villes américaines, citant San Diego et Los Angeles, sans présenter dans les propos rapportés d’éléments techniques étayant cette perspective.
Donald Trump a également critiqué un précédent cessez-le-feu avec Téhéran. « Je ne l’ai jamais beaucoup aimé. Je considérais que c’était une perte de temps », a-t-il affirmé, expliquant avoir néanmoins écouté les recommandations de professionnels.
Selon lui, l’intervention militaire était nécessaire malgré ses conséquences économiques. Le président a assuré qu’il s’attendait à une forte hausse des cours du pétrole et qu’il était prêt à en assumer le coût.
« Nous n’avions vraiment pas le choix », a-t-il insisté. « Cela aurait dû être fait depuis longtemps. »
Il a aussi rappelé l’hostilité du régime iranien envers les États-Unis depuis la révolution islamique de 1979, accusant Téhéran d’être responsable de la mort d’Américains au fil des décennies.
Ces déclarations interviennent alors que Donald Trump entretient l’incertitude sur une éventuelle reprise des frappes américaines. Interrogé samedi, il avait refusé de dévoiler ses intentions, tout en confirmant qu’une nouvelle opération restait possible.
Il avait également laissé ouverte la voie diplomatique, évoquant la possibilité d’un accord avec Téhéran, mais s’interrogeant sur le respect d’éventuels engagements iraniens.
Dimanche, avant un déplacement électoral dans le Michigan, il avait exclu une attaque pour cette seule journée : « Il n’y aura pas de frappe aujourd’hui. »
Dans un entretien à FOX2 Detroit, le président a ensuite affirmé que sa priorité était d’empêcher l’Iran d’acquérir une arme nucléaire, plutôt que de conclure rapidement le conflit. Il s’est dit prêt à poursuivre les discussions pour obtenir un accord durable : « Je raisonne sur le long terme, pas sur le court terme. »