- i24NEWS
- International
- À Davos, Emmanuel Macron accuse Washington de vouloir "affaiblir et subordonner l’Europe"
À Davos, Emmanuel Macron accuse Washington de vouloir "affaiblir et subordonner l’Europe"
Il a vivement dénoncé la politique commerciale américaine, accusant Washington de chercher à affaiblir et subordonner l’Europe, en réponse directe aux menaces de surtaxes douanières de Donald Trump.


Intervenant ce mardi au Forum économique mondial en Suisse, le président français Emmanuel Macron a vivement critiqué la politique commerciale américaine, estimant qu’elle vise à « affaiblir et subordonner l’Europe ». Une déclaration qui intervient en réponse directe aux menaces de surtaxes douanières brandies par le président américain Donald Trump.
Alors que la perspective d’une nouvelle guerre commerciale entre les États-Unis et l’Union européenne refait surface, Emmanuel Macron a rappelé que l’Europe disposait d’outils « très puissants » pour défendre ses intérêts économiques. Selon lui, ces instruments doivent être utilisés chaque fois que l’Union « n’est pas respectée » sur la scène internationale.
Le chef de l’État a dénoncé une « concurrence des États-Unis d’Amérique » reposant sur une stratégie commerciale agressive, fondée sur l’exigence de « concessions maximales ». Il a notamment évoqué l’instrument européen « anti-coercition », souvent qualifié de « bazooka » commercial, conçu pour répondre à des pressions économiques jugées abusives.
Dans un discours aux accents politiques marqués, Emmanuel Macron a opposé sa vision du multilatéralisme à celle de Washington. « Je préfère le respect plutôt que les brutes, l’État de droit plutôt que la brutalité », a-t-il affirmé, rappelant l’attachement de la France et de l’Europe à la souveraineté nationale, à l’indépendance des États et au rôle central des Nations unies.
Le président français a également pris ses distances avec le projet américain de créer un nouveau « Conseil de paix » mondial, initiative portée par Donald Trump, estimant qu’elle s’inscrivait dans une logique unilatérale.
Enfin, Emmanuel Macron a exprimé sa volonté de redonner au G7 — que la France préside cette année — un rôle central comme « forum de dialogue franc », destiné à favoriser des solutions « collectives et coopératives » face aux tensions internationales croissantes.