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Détroit d'Ormuz : Trump menace de frapper le sultanat d'Oman
Le président américain a estimé que le pays n’avait « pas agi de manière exemplaire », tout en affirmant que les États-Unis sauraient « s’en occuper »


Donald Trump a une nouvelle fois haussé le ton envers Oman, sur fond de tensions autour du détroit d’Ormuz. Interrogé ce lundi depuis le Bureau ovale sur sa menace d’une éventuelle action militaire contre Mascate, il a estimé que le pays n’avait « pas agi de manière exemplaire », tout en affirmant que les États-Unis sauraient « s’en occuper ».
Cette déclaration fait suite à une précédente mise en garde de Trump, qui avait menacé de frapper Oman si le sultanat venait à entraver les efforts américains visant à rétablir la libre circulation dans le détroit d’Ormuz. « Je ne pense pas qu’ils se soient très bien comportés, mais nous resterons indulgents », a déclaré le président américain devant les journalistes.
La montée des tensions intervient alors qu’Oman joue un rôle central dans les discussions liées à la navigation dans cette zone stratégique, en particulier dans ses échanges avec l’Iran. Téhéran a annoncé ces derniers jours être parvenu à un accord avec Mascate sur les itinéraires de transit dans le détroit, tout en poursuivant les négociations sur les modalités pratiques de leur mise en œuvre.
Pour Washington, la réouverture complète du détroit d’Ormuz constitue une priorité majeure. Cette voie maritime, située entre l’Iran et la péninsule Arabique, est l’un des principaux axes du commerce énergétique mondial : avant le conflit, environ 20 % du pétrole mondial y transitait.
Trump a également affirmé que les États-Unis avaient désormais pris le contrôle de cette zone maritime à la suite de leur campagne de pression contre l’Iran, allant jusqu’à évoquer l’idée de considérer le détroit comme un territoire sous contrôle américain.
Les nouvelles déclarations du président américain interviennent alors que la période de 60 jours prévue par le mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran est arrivée à son terme sans accord définitif. Trump a indiqué qu’il ne souhaitait pas prolonger ce cadre de négociations, estimant que les propositions iraniennes ne répondaient pas aux exigences américaines.
Ancien intermédiaire privilégié entre les États-Unis et l’Iran, Oman se retrouve désormais au centre d’un bras de fer régional. Le sultanat tente de préserver son rôle diplomatique tout en négociant avec Téhéran sur la gestion du détroit d’Ormuz, une position qui l’expose directement aux pressions des deux camps.