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Huit pays musulmans condamnent les mesures israéliennes en Judée-Samarie
Jordanie, Émirats, Indonésie, Pakistan, Turquie, Arabie saoudite, Qatar et Égypte accusent Israël de chercher à imposer une souveraineté "illégale" sur les territoires palestiniens


Les ministres des Affaires étrangères de huit pays musulmans ont publié une déclaration commune dénonçant avec vigueur les mesures prises par Israël en Judée-Samarie, qu’ils qualifient d’illégales et contraires au droit international. Les chefs de la diplomatie de la Jordanie, des Émirats arabes unis, de l’Indonésie, du Pakistan, de la Turquie, de l’Arabie saoudite, du Qatar et de l’Égypte accusent le gouvernement israélien de chercher à imposer une souveraineté illégale sur les territoires palestiniens et à accélérer leur annexion de facto.
https://x.com/i/web/status/2020798543884075316
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Dans leur communiqué, les ministres affirment qu’Israël ne dispose d’aucune souveraineté sur les territoires palestiniens "occupés" et mettent en garde contre la poursuite de politiques qu’ils jugent expansionnistes, estimant qu’elles alimentent la violence et l’instabilité régionale. Ils dénoncent notamment l’extension de l’implantation israélienne et l’instauration d’une nouvelle réalité juridique et administrative en Judée-Samarie, qu’ils considèrent comme une tentative de déplacement de la population palestinienne.
Les signataires rejettent catégoriquement ces mesures, qu’ils qualifient de violation flagrante du droit international et d’atteinte directe à la solution à deux États. Selon eux, ces décisions compromettent le droit du peuple palestinien à établir un État indépendant et souverain dans les lignes du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, et sapent les efforts en cours pour parvenir à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient.
La déclaration s’appuie notamment sur la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui condamne toute modification du statut et de la composition démographique des territoires "occupés" depuis 1967, ainsi que sur l’avis consultatif rendu en 2024 par la Cour internationale de Justice, jugeant "illégale" la présence israélienne prolongée dans ces territoires.
Les ministres appellent enfin la communauté internationale à assumer ses responsabilités juridiques et morales, à faire pression sur Israël pour mettre fin à ce qu’ils décrivent comme une escalade dangereuse, et réaffirment que seule la mise en œuvre de la solution à deux États, conformément aux résolutions internationales et à l’Initiative de paix arabe, peut conduire à une paix juste et durable dans la région.