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Kaja Kallas assimile Israël à un régime d’"apartheid"
Selon Euractiv, la cheffe de la diplomatie européenne a comparé la politique israélienne envers les Palestiniens à l’« apartheid » sud-africain lors d’échanges confidentiels au Mexique.


La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, est au centre d’une nouvelle controverse après des propos tenus lors d’une visite officielle au Mexique fin mai. Selon plusieurs diplomates cités par Euractiv, l’ancienne Première ministre estonienne a comparé le traitement des Palestiniens par Israël à la politique d’apartheid qui a existé en Afrique du Sud jusqu’au début des années 1990.
Lors de réunions à huis clos avec des responsables mexicains, Kaja Kallas a évoqué sa visite du musée de l’Apartheid à Johannesburg et établi un parallèle avec la situation à Gaza et en Judée-Samarie. Une comparaison particulièrement sensible, alors que l’Union européenne n’a jamais adopté officiellement une telle position.
Ces déclarations ont provoqué de vives réactions au sein de plusieurs chancelleries européennes. « L’Union européenne critique certaines politiques israéliennes et soutient la solution à deux États, mais la comparaison avec l’apartheid n’est pas la politique de l’UE », a confié un diplomate européen à Euractiv. Plusieurs États membres, dont l’Allemagne et la France, ont toujours rejeté cette qualification.
L’entourage de Kaja Kallas n’a ni confirmé ni démenti les informations publiées par le média européen.
Cette affaire intervient dans un contexte déjà tendu pour le Service européen pour l’action extérieure (SEAE), dont Kaja Kallas assure la direction. Plusieurs responsables européens dénoncent des maladresses diplomatiques répétées. Fin mai, elle avait déjà affirmé à tort que les diplomates américains avaient quitté Kiev face à une menace russe imminente.
Selon plusieurs sources bruxelloises, ces controverses alimentent un débat croissant sur l’efficacité de la diplomatie européenne et sur le rôle même du SEAE. Malgré ces critiques, Kaja Kallas a assuré cette semaine que les compétences et responsabilités des institutions européennes « restent clairement définies par les traités » et ne sont pas remises en cause.