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L’Iran envisage de transférer son uranium enrichi à la Chine
Pékin n’a pas démenti cette possibilité, alors que le sort du stock iranien d’uranium enrichi à 60 % reste l’un des points clés des négociations avec Washington.


L’Iran pourrait envisager de transférer son stock d’uranium enrichi à 60 % vers la Chine dans le cadre des négociations en cours avec les États-Unis, selon plusieurs informations relayées par les médias.
Ce stock, actuellement situé sous les décombres d’installations nucléaires bombardées, constitue l’un des dossiers les plus sensibles des discussions entre Washington et Téhéran. L’uranium enrichi à 60 % peut, en théorie, être rapidement porté à un niveau militaire s’il est davantage enrichi.
Interrogé mardi, le ministère chinois des Affaires étrangères n’a pas démenti l’hypothèse. Pékin a indiqué maintenir des contacts étroits avec toutes les parties concernées, y compris l’Iran, depuis le début de la guerre entre les États-Unis, Israël et la République islamique.
La Chine a affirmé vouloir continuer à jouer un rôle « constructif » dans la résolution politique et diplomatique du dossier nucléaire iranien, tout en défendant le régime international de non-prolifération nucléaire.
Reste à savoir si Washington accepterait un transfert de l’uranium iranien vers la Chine. En 2015, dans le cadre de l’accord nucléaire conclu sous Barack Obama, une grande partie de l’uranium iranien faiblement et moyennement enrichi avait été transférée vers la Russie. Mais depuis, la confiance entre Washington, Moscou et Pékin s’est fortement dégradée.
Les États-Unis pourraient donc exiger des garanties strictes, notamment un accès permanent de l’Agence internationale de l’énergie atomique, voire des mécanismes de surveillance américains, afin de s’assurer que le stock ne puisse pas être récupéré ou utilisé par l’Iran.
Le retrait ou la dilution définitive de l’uranium enrichi à 60 % figure parmi les principaux objectifs des négociations actuelles. Pour Israël comme pour les États-Unis, cette question reste centrale afin d’empêcher Téhéran de conserver une voie rapide vers l’arme nucléaire.