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Les États-Unis devraient à nouveau interdire à Mahmoud Abbas de se rendre à l'ONU
Mahmoud Abbas aurait demandé au président turc Recep Tayyip Erdogan d'intervenir auprès de Donald Trump pour tenter d'obtenir l'annulation de la mesure, sans succès


L'administration de Donald Trump devrait empêcher, pour la deuxième année consécutive, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas d'entrer aux États-Unis pour participer à l'Assemblée générale des Nations unies à New York en septembre, ont indiqué des responsables américains cités par des médias israéliens.
Washington avait déjà refusé l'an dernier des visas à Mahmoud Abbas et à environ 80 autres responsables de l'Autorité palestinienne. Les États-Unis avaient alors reproché à cette dernière de mener des démarches compromettant, selon eux, les perspectives de paix, notamment en cherchant à obtenir une reconnaissance internationale d'un État palestinien.
Ces restrictions avaient également été interprétées comme une tentative de fragiliser une conférence soutenue par la France et l'Arabie saoudite consacrée à la promotion de la solution à deux États. L'administration Trump avait dénoncé cette initiative, estimant qu'elle revenait à récompenser le Hamas et compliquait les efforts visant à mettre fin à la guerre à Gaza. Aucune conférence similaire n'est prévue cette année, mais Washington entend maintenir sa politique à l'égard de Mahmoud Abbas.
Le dirigeant palestinien aurait tenté ces derniers jours d'obtenir l'annulation de la mesure. Lors d'une visite à Ankara la semaine dernière, il aurait demandé au président turc Recep Tayyip Erdogan d'intervenir auprès de Donald Trump. Recep Tayyip Erdogan s'est entretenu mardi par téléphone avec le président américain, mais des responsables américains ont depuis confirmé que l'interdiction restait en vigueur.
Mahmoud Abbas doit en principe prendre la parole devant l'Assemblée générale le 24 septembre au matin. L'an dernier, après le refus américain de lui accorder un visa, l'Assemblée générale avait adopté une résolution spéciale lui permettant de prononcer son discours par visioconférence. Une procédure similaire pourrait être nécessaire cette année si Washington maintient sa décision.