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Les États-Unis imposent de nouvelles sanctions contre des responsables iraniens
Washington a annoncé une nouvelle série de sanctions visant des responsables iraniens accusés d’avoir réprimé les manifestations anti-régime.


Les États-Unis ont annoncé une nouvelle série de sanctions visant des responsables iraniens accusés d’avoir participé à la répression des manifestations anti-régime qui secouent l’Iran. Ces protestations, d’ampleur nationale, défient le pouvoir théocratique en place à Téhéran.
Parmi les personnes sanctionnées figure le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, que le département du Trésor américain accuse d’avoir été l’un des premiers responsables à appeler publiquement à l’usage de la violence contre les manifestants. Washington estime que ces agissements s’inscrivent dans une stratégie systématique de répression des libertés fondamentales.
Le département du Trésor américain, par l’intermédiaire de son Office of Foreign Assets Control (Bureau de contrôle des avoirs étrangers) (OFAC), a également inscrit sur sa liste noire 18 individus et entreprises. Selon les autorités américaines, ces entités auraient participé à un réseau bancaire clandestin destiné à blanchir des revenus issus des ventes de pétrole iranien vers des marchés étrangers. Ce dispositif de « shadow banking » s’appuierait notamment sur des institutions financières déjà sanctionnées, dont Bank Melli et Shahr Bank.
Le « shadow banking » désigne des activités financières opérant en dehors du cadre réglementaire bancaire classique, permettant selon Washington de contourner les sanctions internationales. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré que les États-Unis « se tiennent fermement aux côtés du peuple iranien dans sa quête de liberté et de justice », affirmant que toutes les options seraient utilisées pour viser « l’oppression tyrannique des droits humains ».
Concrètement, ces sanctions bloquent l’accès aux biens et avoirs détenus aux États-Unis et interdisent toute transaction avec des entreprises ou citoyens américains. Toutefois, les autorités reconnaissent que leur portée reste en grande partie symbolique, nombre des personnes visées ne disposant pas d’actifs aux États-Unis.