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LIVE BLOG | Téhéran dit considérer comme un "ennemi" tout pays participant à la "guerre économique" de Washington
Mohsen Rezaï menace également de viser des intérêts économiques américains si Washington poursuit sa stratégie de pression contre Téhéran.


Ormuz : Trump publie à nouveau une carte présentant le détroit comme un « nouveau territoire américain »
Donald Trump a de nouveau partagé sur Truth Social une image présentant le détroit d’Ormuz comme un « NEW US territory », soit un « nouveau territoire américain ». La publication, diffusée sans commentaire, intervient après l’annonce par Washington de « sanctions parmi les plus sévères de l’histoire » contre l’Iran, destinées à accentuer la pression économique sur Téhéran et à tenter de mettre fin au bras de fer autour de cette voie maritime stratégique. Trump avait déjà publié cette même image le 18 août, quelques jours après avoir affirmé qu’il déclarerait « bientôt » le détroit d’Ormuz territoire américain.
Syrie : Israël et la Turquie maintiennent des contacts secrets pour éviter une confrontation
Un responsable sécuritaire israélien affirme qu’Israël ne souhaite pas faire de la Turquie un ennemi et que les deux pays maintiennent des canaux de communication secrets afin d’échanger des messages et d’éviter les frictions en Syrie. « Lorsque les messages ne sont pas efficaces, Israël est contraint d’agir », a-t-il toutefois prévenu. Jérusalem a fixé plusieurs lignes rouges concernant l’implantation militaire turque en Syrie, notamment le déploiement de systèmes de défense aérienne, de drones et de missiles susceptibles de limiter la liberté d’action de l’armée de l’air israélienne. Dans ce contexte, Tsahal a récemment frappé des bâtiments et des pistes de l’aéroport militaire d’Abu al-Duhur, dans le nord de la Syrie, avant l’arrivée du matériel visé. Israël affirme avoir informé les États-Unis que la Turquie préparait l’installation d’un radar sur cette base, puis de systèmes de défense aérienne exploités par des militaires turcs, un dispositif jugé susceptible de modifier l’équilibre régional. Ankara a de son côté nié toute présence militaire turque sur la base avant ou pendant les frappes. Israël précise qu’il ne s’oppose pas à la reconstruction de l’armée syrienne, mais qu’il n’acceptera pas la création d’une nouvelle menace à proximité de ses frontières.
Eisenkot : le Shin Bet refuse de lui attribuer une protection armée malgré des menaces croissantes
Le directeur du Shin Bet, David Zini, a rejeté une demande visant à accorder une protection armée au chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot. L’ancien chef d’état-major, désormais l’un des principaux rivaux de Benjamin Netanyahou à l’approche des élections du 27 octobre, bénéficie actuellement d’une sécurité privée. Le Shin Bet devrait toutefois fournir à son équipe une assistance en matière de renseignement sur les menaces, sans déployer de gardes armés. L’agence n’a pas expliqué publiquement les raisons de cette décision. L’entourage d’Eisenkot affirme que les menaces à son encontre se sont multipliées avec l’intensification de la campagne électorale et dans un contexte de préoccupations concernant d’éventuelles actions iraniennes contre des responsables israéliens. L’équipe de campagne de Yashar a saisi plusieurs hauts responsables, dont la procureure générale, estimant que la protection privée d’Eisenkot était insuffisante et affirmant que « la menace physique contre lui augmente chaque jour ». Elle soupçonne également des considérations politiques derrière le refus du Shin Bet, une accusation qui n’a pas été étayée de manière indépendante. La question de sa sécurité intervient alors qu’Eisenkot est en tête de plusieurs sondages récents, devant le Likoud de Netanyahou.
Téhéran dit considérer comme un «ennemi» tout pays participant à la «guerre économique» de Washington
L’Iran a durci samedi son discours face au renforcement des sanctions américaines. Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohsen Rezaï, a averti que tout État participant aux mesures économiques prises contre Téhéran serait désormais considéré comme hostile. « Tout pays participant à la mise en place de restrictions économiques » à l’encontre de l’Iran est « considéré comme un ennemi », a déclaré Mohsen Rezaï à la télévision d’État iranienne. Le responsable a directement appelé les gouvernements étrangers à ne pas suivre Washington : « Nous déclarons à tous les pays autour de nous et tous les pays du monde: ne vous joignez pas à la guerre économique menée par les États-Unis ». Selon lui, les pays qui refuseraient de « prendre leurs distances » avec Washington s’exposeraient à des représailles iraniennes contre leurs intérêts. Rezaï a également menacé les intérêts économiques américains dans la région. « Nous n’avons encore attaqué aucun intérêt économique américain » et « jusqu’à présent, nous n’avons ciblé que des bases militaires, mais s’ils veulent nous imposer des sanctions économiques, les États-Unis possèdent des entreprises pétrolières et économiques autour de l’Iran et ailleurs, et nous les frapperons », a-t-il affirmé. Il a également prévenu que si Donald Trump « mène une action (contre nous), notre confrontation sera comme un séisme ».