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Netanyahou plaidait pour une option militaire, Vance pour un accord : les coulisses du cessez-le-feu
En coulisses, la décision de promouvoir une trêve avec l’Iran a opposé partisans d’une ligne dure et défenseurs d’un compromis, révélant des divergences entre Washington et ses alliés.


La décision du président américain Donald Trump de promouvoir un accord avec l’Iran, incluant une trêve temporaire, s’est faite au terme d’intenses débats au sein de son entourage et malgré l’opposition de plusieurs alliés clés, selon des informations rapportées par Axios et CNN.
D’après ces sources, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, ainsi que des dirigeants d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, ont exercé des pressions sur Washington pour rejeter toute proposition qui ne comporterait pas des concessions majeures de la part de Téhéran. Sur la scène américaine, des figures politiques comme le sénateur républicain Lindsey Graham ont également défendu une ligne dure face à l’Iran.
À l’inverse, au sein du cercle rapproché de Donald Trump, certaines voix ont plaidé pour une approche plus pragmatique. Le vice-président JD Vance et l’émissaire spécial pour le Moyen-Orient Steve Witkoff auraient encouragé le président à accepter l’accord, estimant qu’une désescalade, même partielle, était préférable à une confrontation directe.
Selon CNN, un responsable de la Maison-Blanche a confirmé qu’Israël avait accepté le principe d’un cessez-le-feu temporaire. Toutefois, celui-ci ne doit entrer en vigueur qu’à une condition essentielle : la réouverture par l’Iran du détroit d’Ormuz, artère stratégique du commerce mondial de l’énergie.
Les premières discussions entre Washington et Téhéran devraient débuter vendredi 10 avril à Islamabad, au Pakistan, qui joue un rôle de médiateur dans cette crise. Ces négociations pourraient se prolonger au-delà de la période initiale de deux semaines prévue pour la trêve.
Cette séquence illustre les divisions profondes entre alliés occidentaux et régionaux sur la stratégie à adopter face à l’Iran. Elle met également en lumière les arbitrages délicats au sein de l’administration américaine, tiraillée entre fermeté militaire et ouverture diplomatique, dans un contexte de tensions extrêmes au Moyen-Orient.