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En Allemagne, le renseignement alerte sur les symboles antisémites cachés dans l’extrémisme pro-palestinien
Le BfV cite notamment la pastèque, le triangle rouge inversé du Hamas et plusieurs slogans anti-israéliens comme marqueurs possibles de radicalisation.


Le renseignement intérieur allemand a publié un nouveau guide consacré à l’extrémisme pro-palestinien laïque, dans lequel il alerte sur l’usage de symboles et de codes pouvant véhiculer un antisémitisme dissimulé.
L’Office fédéral de protection de la Constitution, le BfV, affirme que cette mouvance regroupe des organisations, réseaux et individus très différents, mais souvent unis par une hostilité à Israël et par le refus de reconnaître son droit à l’existence.
Parmi les symboles cités figure la pastèque, utilisée en référence aux couleurs du drapeau palestinien. Le BfV précise que son usage devient problématique lorsqu’elle est représentée sous la forme de la carte d’Israël aux couleurs palestiniennes, ce qui revient selon lui à nier l’existence de l’État hébreu.
Le guide mentionne aussi le triangle rouge inversé, utilisé dans la propagande du Hamas pour désigner une cible, ainsi que des slogans comme « From the river to the sea » ou « Yalla yalla intifada ». Le BfV estime que le premier peut être interprété comme un appel à l’élimination d’Israël, même s’il ne constitue pas toujours un appel direct à la lutte armée.
L’agence allemande condamne également le slogan « Baby killer Israel », qu’elle relie à d’anciennes accusations antisémites de meurtre rituel.
Dans un document séparé de 80 pages intitulé « Messages cachés, codes et chiffres antisémites », le BfV analyse aussi des références comme « globalistes », Soros, Rothschild, BlackRock, le mythe du « Great Reset », les images de marionnettistes ou encore les représentations de pieuvre, utilisées selon lui pour suggérer l’existence d’un pouvoir juif mondial.
Le BfV insiste toutefois sur l’importance du contexte : aucun mot ni symbole ne peut être automatiquement qualifié d’antisémite sans analyser son usage, sa répétition et l’environnement dans lequel il apparaît.
Selon le renseignement allemand, ces codes sont dangereux parce qu’ils permettent de diffuser des messages antisémites sans les formuler explicitement. Ils peuvent renforcer des visions conspirationnistes, banaliser la haine des Juifs et, dans certains cas, favoriser le passage à la violence.