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Reza Pahlavi estime que dialoguer avec Téhéran relève de "la conciliation"
Âgé de 65 ans, Reza Pahlavi a également exhorté les gouvernements européens à adopter des mesures plus fermes.


À Berlin, Reza Pahlavi a vivement critiqué toute tentative de dialogue avec les autorités iraniennes, estimant que cela s’apparente à une «politique de conciliation» vouée à l’échec. En tournée européenne après des passages en Suède et en Italie, cette figure de l’opposition en exil a plaidé pour un changement de cap radical des capitales occidentales face à Téhéran.
Lors d’une conférence de presse dans la capitale allemande, le fils de l’ancien monarque a affirmé que «les négociations» engagées dans le contexte du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran depuis le 8 avril reposaient sur l’idée que le comportement des dirigeants iraniens «va changer». «Je ne vois pas cela se produire», a-t-il martelé, dénonçant des responsables actuels qu’il décrit comme «visages différents du même système».
Âgé de 65 ans, Reza Pahlavi a également exhorté les gouvernements européens à adopter des mesures plus fermes. Il évoque notamment l’expulsion des ambassadeurs iraniens ou encore un soutien technique pour aider les Iraniens à contourner les coupures d’Internet imposées par le régime, régulièrement accusé de restreindre l’accès à l’information lors de vagues de contestation.
Sa visite à Berlin n’a toutefois pas été exempte de tensions. Accueilli par des partisans, il a également été pris à partie par des opposants. L’un d’eux l’a aspergé d’un liquide rouge avant d’être interpellé par la police, illustrant les divisions persistantes au sein de la diaspora iranienne.
Dans un contexte marqué par les frappes américano-israéliennes contre l’Iran et le renouvellement partiel de la direction du régime, Reza Pahlavi mise sur une intensification des manifestations internes pour provoquer un basculement politique. Pour lui, seule une pression accrue — intérieure comme extérieure — pourrait faire vaciller le pouvoir en place.