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Rome : des organisations juives LGBT exclues de la Marche des fiertés
Une décision dénoncée par les organisations juives comme une discrimination et un nouvel exemple de marginalisation des Juifs LGBT dans certains mouvements militants depuis le 7 octobre.


Une vive polémique secoue la Marche des fiertés de Rome 2026 après la décision des organisateurs d’exclure les associations juives LGBT « Keshet Italia » et « Keshet Europe » de l’événement prévu le 20 juin à Rome.
Selon les organisateurs, ces associations n’ont pas pris de position suffisamment claire contre ce qu’ils qualifient de « génocide en cours à Gaza ». Dans un communiqué publié sur Facebook, la direction de la Pride romaine a affirmé que les groupes participants devaient adopter « une position claire et sans ambiguïté » condamnant la politique du gouvernement israélien.
Les organisateurs ont assuré faire « une distinction entre le gouvernement israélien et la communauté juive », tout en accusant Keshet Italia de ne pas s’être suffisamment démarqué d’Israël dans le contexte de la guerre à Gaza.
Cette décision a provoqué une forte indignation au sein des organisations juives LGBT italiennes. Dans une réponse officielle, Keshet Italia, seule association LGBT juive du pays, a dénoncé une exclusion discriminatoire.
« Il n’y a pas de fierté si des minorités sont exclues », a déclaré l’organisation, appelant le maire de Rome et les élus municipaux à boycotter la marche.
Keshet affirme également que plusieurs de ses membres avaient déjà subi des attaques antisémites lors de la Pride romaine l’année dernière, sans condamnation publique des organisateurs.
L’affaire intervient dans un contexte de tensions croissantes entre certains mouvements LGBT occidentaux et des organisations juives depuis les attaques terroristes du Hamas du 7 octobre 2023 et la guerre à Gaza.
Des controverses similaires avaient déjà éclaté lors des marches des fiertés de Montréal et Londres, où plusieurs associations juives avaient dénoncé leur marginalisation ou des inquiétudes liées à leur sécurité.
Pour de nombreuses organisations juives, ces exclusions traduisent une montée inquiétante de l’antisémitisme au sein même d’espaces historiquement dédiés à l’inclusion et à la défense des minorités.