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Arabie saoudite : deux Bangladais exécutés pour « acte immoral » dans une mosquée


Selon des documents consulaires, les deux ressortissants étaient détenus depuis août 2023, dans le cadre d’accusations distinctes liées à la cybercriminalité et à l’adultère

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Des milliers de pèlerins musulmans autour de la Kaaba, le bâtiment cubique de la Grande Mosquée, dans la ville sainte de La Mecque en Arabie saoudite, le 5 juillet 2022
Des milliers de pèlerins musulmans autour de la Kaaba, le bâtiment cubique de la Grande Mosquée, dans la ville sainte de La Mecque en Arabie saoudite, le 5 juillet 2022AP Photo/Amr Nabil

Le 14 octobre, l’Arabie saoudite a exécuté deux ressortissants bangladais, Nazrul Islam Abdul Basir et Siti Akhtar, accusés d’avoir porté atteinte au caractère sacré d’une mosquée de La Mecque.

Selon le ministère saoudien de l’Intérieur, elles ont été condamnées en vertu du ta’zir, un dispositif du droit islamique permettant aux juges de déterminer certaines sanctions. Les autorités n’ont toutefois précisé ni la nature exacte des actes reprochés, ni la mosquée concernée.

Sur les réseaux sociaux, l’affaire a pris une dimension considérable. Plusieurs publications affirment que les condamnés étaient mariés et auraient été décapités pour s’être embrassés dans une mosquée. Mais ces affirmations ne sont pas corroborées. Des vidéos présentées comme celles de leur exécution ont même été identifiées comme des images anciennes, sans rapport avec l’affaire.

À Dacca, les autorités bangladaises dénoncent notamment l’absence de notification préalable des exécutions. Selon des documents consulaires révélés par la presse locale, les deux ressortissants étaient détenus depuis août 2023, dans le cadre d’accusations distinctes liées à la cybercriminalité et à l’adultère.


Leurs familles réclament désormais des réponses sur les circonstances de leur condamnation et sur le déroulement de la procédure judiciaire. Cette affaire relance les critiques contre l’application de la peine capitale dans le royaume. Malgré les réformes sociales engagées sous l’impulsion du prince héritier Mohammed ben Salmane, l’Arabie saoudite demeure l’un des pays qui exécutent le plus de condamnés au monde.

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