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Autorité palestinienne : des versements aux terroristes toujours en vigueur malgré les promesses de réforme
D’après les données présentées, l’Autorité palestinienne aurait versé en 2025 près de 156 millions de dollars sous forme de salaires, d’allocations et d’avantages.


Malgré les engagements affichés ces dernières années, l’Autorité palestinienne continue de verser des aides financières à des terroristes et à leurs familles, selon un rapport transmis au Congrès américain. Des révélations qui relancent le débat sur la politique dite du « pay to slay » et sur la crédibilité des promesses de réforme faites par Ramallah.
D’après les données présentées, l’Autorité palestinienne a versé en 2025 près de 156 millions de dollars sous forme de salaires, d’allocations et d’avantages. Dans le détail, environ 126 millions de dollars étaient destinés à des terroristes condamnés ou à d’anciens prisonniers, tandis que 30 millions ont été versés aux familles de terroristes éliminés lors d’attentats.
Ces paiements ont été maintenus via différents mécanismes, notamment à travers une nouvelle structure présentée comme sociale, la « Fondation nationale palestinienne pour l’autonomisation économique ». Une évolution qui, selon le rapport, viserait à contourner les pressions internationales tout en poursuivant les transferts financiers.
Ces révélations contrastent avec les annonces faites en 2025 par Mahmoud Abbas, qui avait promis une réforme du système d’indemnisation. Pourtant, un an plus tard, le ministre palestinien des Finances a confirmé que ces versements se poursuivent, malgré de fortes contraintes budgétaires, évoquant même des « efforts considérables » pour maintenir ces aides.
Le Département d’État américain estime par ailleurs que des communications officielles continuent d’orienter les bénéficiaires vers les démarches nécessaires pour percevoir ces allocations. Plusieurs cas concrets sont cités, dont celui d’un terroriste ayant causé la mort d’un civil israélien.
Au-delà de l’aspect financier, le rapport pointe également l’absence de condamnation publique de certaines attaques, ainsi que la persistance de contenus incitant à la violence dans des manuels scolaires palestiniens.
Ces éléments nourrissent les critiques sur le rôle de l’Autorité palestinienne dans la perpétuation d’un climat de violence, et interrogent sur la portée réelle de ses engagements internationaux en matière de lutte contre le terrorisme.