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Deux Casques bleus blessés dans une attaque contre une position de l’ONU au Liban
Le président français Emmanuel Macron dénonce un acte « inacceptable ».


Deux Casques bleus ghanéens ont été grièvement blessés vendredi après qu’une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a été prise pour cible dans le sud du Liban, selon l’armée ghanéenne et des médias officiels.
L’attaque s’est produite dans la localité d’al-Qaouzah, où se trouve le quartier général du bataillon ghanéen de la Finul. D’après un communiqué de l’armée ghanéenne, deux missiles ont frappé la base peu avant 18 heures, touchant notamment le bâtiment qui abritait le mess des officiers.
Le bâtiment a été entièrement détruit par l’incendie qui a suivi les frappes. Les deux soldats blessés ont été pris en charge par les équipes médicales de la force onusienne et devraient être transférés vers un hôpital de la Finul. Selon les autorités militaires ghanéennes, leur état est stable malgré la gravité des blessures.
Ni l’armée ghanéenne ni l’Agence nationale d’information libanaise n’ont précisé dans l’immédiat l’origine des tirs.
Le président français Emmanuel Macron a rapidement réagi en condamnant une « attaque inacceptable » contre les forces de maintien de la paix de l’ONU.
Dans un message publié sur le réseau social X après des échanges avec le président libanais Joseph Aoun et le président syrien Ahmed al-Charaa, le chef de l’État français a souligné le rôle essentiel joué par la Finul dans la stabilité du sud du Liban.
« La France œuvre avec ses partenaires pour éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région », a-t-il déclaré.
De son côté, le président libanais Joseph Aoun a accusé Israël d’être responsable de l’attaque contre la position de l’ONU, dénonçant une « attaque directe contre la Finul ».
Il a également condamné l’intensification des frappes israéliennes dans plusieurs régions du pays, notamment dans le sud du Liban, dans la vallée de la Bekaa et dans la banlieue sud de Beyrouth, appelant la communauté internationale et les Nations unies à intervenir pour mettre fin à cette escalade.