- i24NEWS
- International
- Moyen-Orient
- Élections israéliennes : comment les médias arabes et iraniens analysent-ils le scrutin ?
Élections israéliennes : comment les médias arabes et iraniens analysent-ils le scrutin ?
Le rôle des partis arabes, l’avenir de Netanyahou et les perspectives d’un changement de politique dominent les analyses publiées avant le vote du 27 octobre.


Le scrutin israélien suscite des lectures contrastées dans les médias arabes et iraniens. Dans une revue de presse publiée lundi, à la veille du vote, le Jerusalem Post relève plusieurs préoccupations communes : l’avenir politique de Benjamin Netanyahou, le poids des électeurs arabes et les conséquences possibles d’un changement de gouvernement pour les Palestiniens.
La chaîne égyptienne Alghad TV a notamment relayé les propos de Shadi Shweiri, membre du parti Hadash, sur l’influence potentielle du vote arabe. Selon lui, les partis arabes ne devraient pas soutenir n’importe quel candidat souhaitant remplacer Netanyahou, mais conditionner leur appui à l’arrêt des opérations militaires israéliennes dans la région et à l’amélioration de la situation économique des citoyens arabes.
« Nous sommes appelés à choisir entre le mauvais et le pire », a-t-il déclaré, illustrant la défiance d’une partie de cet électorat envers les principales options politiques.
En Iran, le discours officiel minimise les conséquences du scrutin. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a affirmé lundi que son résultat ne ferait « aucune différence » pour Téhéran, tenant des propos virulents contre l’ensemble des candidats. L’agence Tasnim, proche des autorités iraniennes, a néanmoins suivi les sondages et les perspectives électorales du Likoud.
Le média londonien Al-Araby Al-Jadeed, détenu par le groupe qatari Fadaat Media, s’est pour sa part intéressé au risque de blocage politique susceptible de maintenir Netanyahou à la tête d’un gouvernement de transition. Dans son analyse, la journaliste palestinienne Beirut Hammoud estime que les divergences entre le Premier ministre et ses adversaires portent davantage sur les méthodes de gestion du conflit que sur ses fondements.
Au Liban, le média pro-Hezbollah Al-Khanadeq a dénoncé une campagne présentant le soutien des partis arabes comme un handicap politique. Son analyse évoque notamment des contenus générés par intelligence artificielle associant Gadi Eisenkot au chef de Ra’am, Mansour Abbas. L’objectif serait, selon l’auteur, de dissuader les électeurs de droite déçus du Likoud de soutenir une alternative reposant sur une coopération avec les formations arabes.
Enfin, dans le quotidien palestinien Al-Quds, Ahmed Youseff, ancien conseiller du dirigeant du Hamas Ismaïl Haniyeh, a exprimé l’espoir d’une défaite de Netanyahou et de ses alliés, tout en appelant à ne pas confondre attentes et résultats certains. Il estime que la portée du scrutin dépendra des changements concrets qu’il permettra, notamment en matière de diplomatie et de responsabilité politique.