- i24NEWS
- International
- Moyen-Orient
- Escalade des émeutes en Iran : premier mort parmi les Gardiens de la révolution
Escalade des émeutes en Iran : premier mort parmi les Gardiens de la révolution
Un membre de la milice Basij a été tué lors d’affrontements dans l’ouest du pays, marquant la première victime parmi les forces de sécurité depuis le début du mouvement.


Les manifestations contre le régime iranien sont entrées dans leur quatrième jour consécutif, marquant une nouvelle étape dans la contestation sociale liée à la flambée du coût de la vie. Mercredi soir, les autorités ont annoncé la première mort au sein des forces de sécurité depuis le début du mouvement.
Le vice-gouverneur de la province de Lorestan, Saeed Pourali, a confirmé le décès d’un membre de la milice Basij, force de volontaires rattachée aux Gardiens de la révolution islamique. L’homme, identifié comme Amir Khodaïari, a été tué lors d’affrontements avec des manifestants dans la ville de Kouhdasht, dans l’ouest du pays. Selon le responsable provincial, 13 membres des forces de sécurité et des Basij ont également été blessés, notamment par des jets de pierres.
Les troubles se poursuivent sur fond de crise économique aiguë. Une information faisant état plus tôt de la mort d’un civil, Mehdi Samavati, a finalement été démentie par sa famille, qui a indiqué qu’il s’agissait d’une rumeur infondée.
Dans la soirée, un compte officiel du ministère israélien des Affaires étrangères en persan a publié un message de soutien sur le réseau X : « Tous les regards sont tournés vers l’Iran. Vous n’êtes pas seuls », en référence au slogan viral « All eyes on Gaza ».
Des incidents ont également été signalés dans le sud du pays, où des manifestants ont tenté de pénétrer dans un bâtiment gouvernemental de la province de Fars. Trois policiers y ont été blessés et quatre personnes interpellées. Des heurts ont aussi été rapportés dans les provinces de Hamedan et Lorestan.
À Téhéran, les autorités ont décrété une journée fériée pour les banques, une mesure perçue comme une tentative d’étouffer la mobilisation.
Dans plusieurs villes, les slogans visent directement le pouvoir. À Dehloran, des manifestants ont scandé : « Reza, Reza Pahlavi », en référence au fils du dernier chah. À Ispahan, la foule criait : « 2025 est l’année du sang, le régime d’Ali Khamenei tombera ».
Le président iranien Massoud Pezeshkian a réagi en accusant « l’ennemi » d’exploiter les difficultés économiques pour affaiblir le pays, appelant à l’unité nationale et annonçant la création de cellules de crise pour mieux encadrer l’activité économique.